Lorsqu’on milite à l’extérieur, la météo est un facteur très important pour le
déroulement de l’action. Ce matin, le temps pluvieux s’est au fur et à mesure transformé en forte pluie ce qui nous (3 militantes) a obligées à plier et ranger les affaires au bout d’une
heure.
Auparavant quelques personnes s’étaient approchées de la table pour prendre de
la documentation, signer les pétitions et échanger. Nous avons eu un don de 5 euros.
Malgré le mauvais temps, il est important que CLEDA continue son travail sur le
terrain car il y aura toujours quelques personnes qui recevront de l’information, ce qui n’est pas négligeable De toute façon, arrivées en novembre nous ne pouvons nous attendre qu’à une météo
défavorable (pluie et froid) dans les semaines et mois à venir.
A noter que le 1er novembre, c’est le Vegan Day (jour vegan) qui est
fêté chaque année depuis de nombreuses années dans différents pays. Une journée pour dénoncer l’exploitation des animaux et pour faire la promotion du véganisme.
En début de semaine dernière, deux militant-e-s des furieuses carottes ont subi
une répression policière : Leur domicile a été perquisitionné pendant des heures ainsi que ceux de leur famille, au même moment. Les disques durs, une bonne partie du matériel militant et des
effets personnels ont été mis sous scellé. Ces militants résident dans le sud de la France et ce sont des policiers de la brigade criminelle de Versailles qui ont fait le
déplacement.
Ils ont été accusé-e-s d’avoir participé à des actions revendiquées (selon la
police) par le Front de Libération Animale (ALF), effectuées en France ce printemps et cet été 2009 contre l’industrie pharmaceutique, la viande et la chasse.
L’un des militant-e-s a été placé en garde à vue pour une durée de 24h, les
policiers ayant menacé au départ de la prolonger sur 4 jours. L’autre militant-e a été pendant ce temps-là interrogé-e toute la nuit (pendant 5h30), et était considéré-e comme suspect-e, n’avait
ni le droit de partir, de téléphoner alors qu’il n’était censé-e être que témoin. Pendant cet interrogatoire les policiers ont en vain demandé des listes de noms, et tenté de mettre en doute la
sincérité, l’honnêteté des militant-e-s du collectif.
Ils les ont poussés à dénoncer des militant-e-s d’autres collectif et
associations qui pourraient faire partie de l’ALF, ont utilisés tous les moyens possibles de pression psychologique pour tenter d’arriver à leurs fins.
Comme nous l’avons toujours déclaré, nous ne voulons pas savoir qui fait partie
de l’ALF et donc nous ne connaissons pas de militants de l’ALF.
Le militant était gardé à vue dans des conditions ordinaires en France (sang,
urine et excréments qui maculent toute la cellule sans aération). Il a été interrogé pendant une bonne partie de la nuit, ils l’ont directement accusé, sans respecter aucune présomption
d’innocence, ils l’ont menacé de ne plus voir le jour avant une dizaine d’année. Il a été contraint de se soumettre sous la menace (aggravation de son cas devant le juge) à un test ADN ; les
policiers l’ont pris en photo ainsi que ses empruntes digitales. Il a été néanmoins convenablement traité en cellule avec un repas végétalien pendant ces 24h.
Il a été par la suite libéré, sans charges retenues contre lui pour le moment,
et sera à nouveau convoqué après l’analyse des ordinateurs. Après enquête c’est un juge qui confirmera ou non son innocence. S’il est mis totalement hors de cause, les ordinateurs et disques durs
seront rendus.
Les militant-e-s des Furieuses Carottes n’ont pas cédé aux menaces policières
et aucun nom n’a été donné aux policiers (de notre collectif ou d’autres).
Nous ne sommes pas dupes du caractère politique de cette intervention
policière. Le collectif des Furieuses Carottes a toujours été cohérent, mêlant le sort des êtres humains et celui des animaux dans leur lutte. Ce gouvernement ultra-sécuritaire, flirtant
ouvertement avec les lobbys des chasseurs, avec ceux des lobbys pharmaceutiques, harcèle des militants innocents.
Les dispositifs menés à grands renforts de moyens ont pour objectif clair de
faire planer sur les militants la peur d’une condamnation arbitraire et injuste, dans le but précis d’étouffer leur révolte légitime.
De plus, il est évident que le zèle policier est relatif au statut social des
individus visés par ces actions : s’il s’était agi de simples militants, l’affaire aurait été immédiatement classée sans suite. C’est aberrant, révoltant qu’un collectif militant au grand jour
subisse constamment la répression. Cela a commencé par des menaces de la part des RG puis une convocation par la brigade antiterroriste, une autre convocation dans un commissariat du 16ème
arrondissement de Paris, et maintenant ces perquisitions et cette garde à vue.
Nous avons toujours assumé nos actions, notamment sur le site internet, nous ne
nous sommes jamais cachés, et nous n’avons jamais commis d’actes illégaux.
Nous n’avons jamais eu aucun lien avec le Front de Libération Animale, nous
avons choisi une autre voie militante, légale, que nous jugions d’ailleurs plus efficace, plus en accord avec notre esprit. Nous avons soutenu des prisonniers, nous avons expliqué leurs actions
mais nous ne faisions aucune apologie d’actes illégaux quels qu’ils soient. De plus nous sommes totalement opposé-e-s aux actions pouvant mettre en danger de quelque façon qu’il soit la vie
d’être humains ou d’animaux, d’ailleurs le front de libération animale lui-même condamne ces actes.
Notre collectif est depuis quelques mois en remise en question. Sans qu’il n’y
ait de rapport direct avec la répression policière, nous décidons d’arrêter le collectif des Furieuses Carottes. Nous prenons du temps pour analyser et continuer à militer d’une manière efficace
et toujours cohérente. Nous n’arrêtons en rien le militantisme, nous n’abandonnerons jamais toutes les victimes animales et humaines de toutes les discriminations et
exploitations.
Le collectif semble porter une histoire qui est derrière lui, nous continuerons
à militer après réflexion sur ce qui est le plus efficace et cohérent. Pour le moment les Furieuses Carottes ont été assimilées par la police et les médias ainsi que des potentiels militants à
une vitrine du Front de Libération animale.
La France a besoin d’une lutte cohérente, c’est ce qui nous a apporté toutes
ces répressions. L’état a très peur des connections et solidarités entre les luttes (avec l’extrême-gauche notamment). Il nous faut concevoir une lutte claire, limpide et sans amalgames. Nous
lutterons pour le véganisme, la libération animale, TOUJOURS antifascistes, antisexistes, contre l’état et le capitalisme.
Un jour les temps seront clairs !
PS : Ces deux militants remercient tous ceux/ toutes celles qui
ont apporté un soutien moral et parfois financier. C’est la solidarité qui permet de contrer les nuisances de la police.
Distribution de tracts à l’occasion de l’opération « Cheval dans
la ville » organisé par la Mairie du 13ème arrondissement de Paris
Opération « Cheval dans la ville ». Un centre équestre a été implanté pour six
semaines dans le parc de Choisy afin de faire découvrir au public les différentes activités autour des chevaux et initier gratuitement les enfants de 3 à 14 ans à l’équitation (poneys et double
poneys) et aux sports équestres (pony-games, horse-ball).
Dimanche 25 octobre nous avons saisi cette occasion pour distribuer le tract de
One Voice (http://www.one-voice.fr/sites/default/files/Total_respect_pour_nos_compagnons_chevaux.pdf) qui
informe sur les multiples formes de maltraitance qu’impliquent les sports et spectacles liés au cheval, qu’il s’agisse des cirques, de la corrida mais aussi du tiercé et des centres
équestres.
Il semble que le sort des chevaux touche davantage le public que celui des
animaux de ferme car nous n’avons eu aucun refus et certains passants sont même venus vers nous pour avoir un tract, peut-être attirés par sa qualité couleur ou pensant obtenir des renseignements
sur « Cheval dans la ville » ! Nous pensons qu’il était opportun de toucher ce public car malheureusement peu nombreux sont les adeptes d’équitation, de sports équestres ou de courses hippiques
conscients que les chevaux utilisés pour leurs jeux et leur plaisir seront « mis à la casse » dans les abattoirs, après l’enfer du transport.
En plus de mettre au jour les coulisses de l’exploitation des chevaux, le tract
de Once Voice donne des conseils pratiques :
- Si vous montez à cheval dans un centre équestre, assurez-vous que les vieux
chevaux et poneys ne sont pas envoyés à l’abattoir et qu’ils bénéficient d’une retraite paisible.
- Faites savoir autour de vous que les courses hippiques alimentent les
abattoirs.
- Demandez à votre supermarché de ne plus proposer de viande de
cheval.
- Demandez à votre magasin biologique de ne pas proposer de lait de
jument.
- Refusez les spectacles qui exhibent des chevaux.
Pour information, One Voice a lancé une pétition en faveur du statut
d’animaux de compagnie pour les chevaux. Bien que le statut culturel du cheval évolue vers celui d’animal de compagnie, il reste un « animal de rente », permettant son exploitation massive,
une réglementation très insuffisante et surtout la pratique de l’hippophagie. Ainsi en France, chaque jour chevaux et poulains sont exploités massivement mais aussi tués pour être mangés. Les
poulains, élevés pour la viande, ont entre 6 et 9 mois lorsqu’ils sont abattus.
La consommation de viande chevaline concerne notamment les chevaux de trait et
les chevaux adultes de réforme (courses et centres équestres).
Samedi 24 octobre, plusieurs centaines de manifestants, entre 450 et 500 selon
les organisateurs, ont bravé la pluie pour dénoncer l’industrie sanglante et cruelle de la fourrure.
En tête de cortège, une banderole sur fond noir tenue par deux
« faucheuses » relevait l’aspect mortifère de la fourrure (« Fur is dead. La fourrure c’est la mort ») tandis que quatre « hommes et femmes des cavernes » vêtus de
peaux d’animaux improvisaient des saynètes jetant un regard ironique sur la « sauvagerie » de notre époque qui n’a plus besoin de tuer les animaux pour survivre mais massacre et
martyrise près de 53 millions d’animaux chaque année pour la mode et la vanité.
Les slogans « non à la fourrure, non à la torture ! »,
« Fourrure torture ! » ont résonné tout au long du défilé qui s'est déplacé de la place de l’Opéra à la place du Palais Royal. Temps d’arrêt et huées dans le quartier des grands
magasins, notamment devant Les Galeries Lafayette, le Printemps et bien sûr devant Zara qui, malgré son engagement, a choisi de réintroduire de la fourrure dans ses
collections.
Interrogée par l’AFP une militante a également déploré l’absence de traçabilité
des fourrures.
Le soir même le communiqué de l’AFP était publié sur plusieurs sites :
Libération, Nice Matin, Le Matin, TV5, Voilà, La Provence. L’événement a ensuite été couvert par plusieurs média dont Elle et Le Parisien.
Quatre militant-e-s ce matin. La température affichait seulement quelques
degrés au-dessus de zéro sur les thermomètres mais le soleil omniprésent a fini pour nous réchauffer. Nous avons eu de la chance ! :-)
Le premier échange est arrivé presque immédiatement après l’installation de la
table avec une lycéenne végétalienne vivant en Allemagne et sa grand-mère parisienne. Elles en ont profité pour signer les pétitions, prendre de la documentation.
Un monsieur a demandé si c’était nous qui avions libéré des visons dans un
élevage français et a ajouté que les éleveurs devraient être punis !
D’autres discussions ont suivi, souvent constructives. Pas mal de tracts ont
été pris.
Une dizaine d’euros de dons ont été laissés dans notre cagnotte par plusieurs
personnes. Ils sont toujours très utiles pour CLEDA afin de financer les photocopies, panneaux, banderoles et autres frais.
Ce matin, nous étions 5 militant-e-s, record pour une table de presse sur un
marché ! Cela explique le grand nombre de discussions, quasiment sans interruption durant plus de deux heures.
Une végétarienne pour les animaux a laissé son adresse mail pour être inscrite
à la lettre d’information de CLEDA. Un monsieur de 83 ans a encouragé le groupe et a signé le manifeste demandant l’abolition du foie gras (également sur http://www.stopgavage.com/manifeste.php).
Des discussions un peu à sens unique et d’autres plus constructives, comme
c’est souvent le cas, ont complété la matinée.
Samedi 3 octobre au matin, nous étions une trentaine de militants (26
exactement) venus d’Angers, de Paris, de l’Orne, de Nemours, de Rennes…rassemblés à La Forêt de Léa afin de témoigner de notre soutien à Valérie et ses pensionnaires menacés d’expulsion et dont
la tragédie venait d’être amplifiée une semaine plus tôt par la mort de Léa, le sanglier mascotte de l’association.
Deux marches ont eu lieu à Savigné sous le Lude et au Lude en fin d’après midi.
Distributions de tracts et marches silencieuses mais dont les panneaux en disaient long sur notre tristesse et notre indignation : « En deuil », « Pourquoi avez-vous tué
Léa ?», « Justice pour Léa », « Qui est l’assassin de Léa ? ».
Avant, nous nous étions arrêtés pour un long moment de recueillement là où Léa
a été abattue. En plein bois à la croisée de l’association et de la maison du garde chasse, lieu intensément fréquenté par les chasseurs, l’assassinat de Léa a de toute évidence été perpétré par
l’un d’entre eux. Un acte ignoble et surtout d’une grande lâcheté étant donné que Léa était inoffensive, pas sauvage du tout et avait toute confiance en l’être humain.
Léa, nous ne t’oublierons pas.
Un compte rendu plus détaillé ainsi que le texte écrit par Valérie en mémoire
de Léa, et lu par Dominique, est visible sur le site de l’association, ainsi que les deux articles de presse du Maine Libre et de Ouest France: http://www.laforetdelea.org/marche_lea.htm
L’expulsion de La Forêt de Léa vient d’être repoussée au 15
mars.
Il existe une solution possible pour sauver les Animaux de LA FORET DE
LEA :
Afin d'acheter un terrain de 5 hectares (minimum) avec une maison dessus (ayant
eau et électricité) et de pouvoir ensuite la louer à Valérie ; il nous faudrait créer une Société Civile Immobilière.
Une SCI est la gestion d'un patrimoine et dans notre situation, il s'agirait de
plusieurs personnes (moi, vous, nous...) s'engageant à "prêter" une somme d'argent pour un montant de notre choix, sachant qu'une part sociale est de 100 euros (par exemple, moi je peux
prêter 1.000 euros, soit 10 parts ; un autre pourra peut-être prêter 100 euros, soit 1 part... etc). On établit ainsi un listing des personnes qui souhaitent participer à ce projet - lorsque la
liste des personnes indique que les sommes prêtées par elles nous amèneraient à 100.000 euros, on crée la SCI et c'est alors seulement que les personnes qui se sont engagées apportent la somme
d'argent sur le compte. Cette somme d'argent leur sera rendue chaque mois, sous forme de loyer divisible à chaque prêtant, dès l'entrée de Valérie dans la maison.
Si vous êtes motivés pour aider Val à sauver les animaux et faire durer
l'Association de LA FORET DE LEA, inscrivez-vous sur notre listing en mettant votre nom, mail, tel, ville et somme que vous pourriez prêter adresser ces informations à :
Françoise : sannier.francoise (a) gmail.com
Elisabeth : DONZELEl (a) cc-parthenay.fr
(mettre un @ à la place de (a) et enlever les espaces)
L'hiver approche et, avec lui, les tendances de la mode qui font la réputation de la France. Mais, cette réputation est entachée de sang de pauvres créatures
qui auront souffert jusqu'à leur mort atroce... un animal meurt toutes les secondes pour que les humains puissent se pavaner avec de la fourrure.
Cette année, pour faire entendre nos voix et crier haut et fort qu'il est temps de stopper cette atrocité qu'est la fourrure, rejoignez-nous tous le 24 octobre pour une grande marche unitaire
contre la fourrure.
Il faut que nous soyons le plus nombreux possible, toutes les associations doivent se joindre à nous, chacun pourra apporter ses banderoles et affiches.
Vêtissons-nous de noir afin de témoigner de notre deuil pour tous les animaux
massacrés.
Programme :
14h30 : Lieu de rendez vous Place de l'Opéra, à Paris (métro Opéra). 15h00 : Départ du cortège. 17h-17h30 : Retour Place de l’Opéra. Discours des représentants des associations. 18h30 : Fin de la manifestation.