Signataires de la lettre d'autodénonciation : vous pouvez rendre vos noms
publics sur ce blog !
Vous avez signé et envoyé la lettre d'auto-dénonciation (voir l'article sur le
texte d'auto-dénonciation) ? Le FSIA propose à ceux d'entre vous qui le veulent de publier leurs noms sur ce blog. Par ce geste, vous donnez plus de visibilité à votre action, et votre
exemple peut inciter d'autres personnes à signer la lettre à leur tour.
"J'accepte que mon nom soit publié sur le site du FSIA parmi ceux d'une liste de signataires de la lettre individuelle d'auto-dénonciation aux autorités autrichiennes"
Important :
- Indiquer votre identité véritable (prénom et nom)
- ne faire cette démarche que si vous avez effectivement déjà adressé votre lettre d'auto-dénonciation signée à VGT.
Table de presse pour l’abolition du foie gras sur un marché
parisien
En cette période de fin d’année, CLEDA va mettre une bonne partie de son
énergie pour informer le public sur les conditions d’élevage des oies et canards afin de leur prélever leur foie malade qui deviendra le célèbre produit issu d’une longue agonie : le foie
gras. Environ 40 millions d’oiseaux par an sont tués après avoir vécu un véritable calvaire pour un simple plaisir gustatif de certain-e-s.
Ce rendez-vous s’est articulé autour d’une table de presse assez
classique : tracts, brochures, cartes postales, pétition, etc. ainsi qu’une dégustation d’une alternative au foie gras : le pâté végétal, montrant ainsi qu’il est possible de bien
manger sans soutenir l’exploitation des animaux. Un petit guide avec des recettes de faux gras était également sur la table, miam, miam !
Au niveau visibilité, la banderole «Gavage, cages en batterie :
barbarie ! Du foie gras ? Non merci. » ne pouvait mettre qu’en avant la spécificité du stand. A noter tout de même qu’une personne a demandé si on faisait déguster du foie
gras. Sans commentaire…
Après un passage assez mitigé lors de la première partie de la matinée, la seconde a
reçu un accueil plus chaleureux, avec plus d’échanges et de soutien favorable. 26 signatures obtenues pour le manifeste pour l’abolition du foie gras qui est également sur internet par
le biais de Stop gavage, une campagne de L214 : http://www.stopgavage.com/manifeste.php.
CLEDA continuera tous les dimanches jusqu’à la fin de l’année ses tables
d’information contre le foie gras pour sensibiliser le public au gavage des oies et canards. N’hésitez pas à nous rejoindre et à nous contacter, plus nous serons nombreux et nombreuses, mieux
l’information circulera.
Un grand merci à Ludovic et L214 pour le matériel et la
disponibilité.
Si vous êtes sur Paris ou sa région, L214 Paris organise également des
stands d’information sur le foie gras. Le prochain se déroulera le samedi 28 novembre 2009 de 15 h à 18 h sur la place Joachim du Bellay (Fontaine des Innocents, métro Châtelet).
Pour les suivants, veuillez consulter leur agenda : http://paris.l214.com/agenda/.
Nous étions une trentaine de militant-e-s à nous être déplacé-e-s pour une
seconde marche à la Flèche (sous préfecture de la Sarthe, ville dans laquelle le tribunal a condamné l’expulsion de la Forêt de Léa), afin de soutenir Valérie et l’association et de demander
justice pour Léa, la laie mascotte de l’association tuée il y a quelques semaines.
Nous nous sommes déplacé-e-s dans le centre ville pour informer la population,
munis de tracts, de pancartes « Non à l’expulsion ! Pour que justice soit faite à la Forêt de Léa », « Sauvons la Forêt de Léa », « Léa tu nous manques » ou « Qui est l’assassin de Léa ? Elle a
été tuée le 27 septembre » et d’une banderole « Justice pour Léa ».
Nous avons distribué un maximum de tracts aux passant-e-s, dans les boîtes aux
lettres, sur les parre-brise des voitures, etc. Quelques personnes ont soutenu notre action.
Nous vous rappelons que la Forêt de Léa est expulsable à partir de 18
novembre.
Protestons contre l'inculpation de 10
militants en nous déclarant
suspect(e) d'appartenance à une organisation
criminelle !
Texte d’Estiva repris sur internet avec quelques petits
ajouts de notre part.
Début 2010 s'ouvrira le procès des 10 militants
autrichiens qui ont été inculpés le 20 août dernier d'appartenance à une "organisation criminelle", grâce à un usage tortueux de l'article 278a (la loi anti- mafia et antiterrorisme) du code
pénal autrichien.
Si vous n'avez plus en tête le mouvement de répression
qui a débuté en mai 2008, visitez la page du site de L214 dédiée à ce sujet :http://www.l214.com/solidarite-autriche
C'est dans ce contexte que les 10 font appel à nous
pour une actionde solidarité, une action à faire individuellement.
EN QUOI CONSISTE CETTE ACTION DE SOLIDARITÉ
?
Il s'agit de nous auto-dénoncer comme suspect(e)
d'appartenance à une organisation criminelle, au même titre que les 10. Pour connaître la marche à suivre, il faut se rendre sur l'un des sites qui relaient l'opération. Par exemple, aller sur le
blog du FSIA :http://fsia.over-blog.org/
Ensuite, si vous êtes prêt(e) à faire ce geste de
soutien, le mieux est de ne pas reporter à plus tard, votre intention risque de passer aux oubliettes ! Allumer tout de suite l'imprimante et sortir tout de suite une enveloppe pour y insérer le
document signé.
Vous pouvez de surcroît faire passer cet appel à vos
contacts et le reproduire sur votre propre site, blog ou autres forums (Il suffit de reprendre ce qui est déjà sur le site du FSIA ou autre site relais)
QUELQUES REMARQUES À PROPOS DU TEXTE
D'AUTO-DÉNONCIATION
Quelle est la logique de ce texte ? Il est fait de
telle manière qu'il décalque la façon dont a procédé la justice autrichienne pour inculper les 10 alors qu'elle n'a aucune base pour les associer à des délits pénaux (les sabotages de type ALF)
et encore moins pour prouver l'existence d'une organisation criminelle géante dont ils seraient tous membres. Le texte décalque aussi le style employé pour rendre inquiétants des faits ordinaires
(Ne pas laisser filtrer les informations avant qu'une campagne ou une action ne soit lancée relève de la "conspiration"; prévenir un distributeur que s'il ne renonce pas à vendre de la fourrure,
une campagne va cibler son enseigne c'est menacer ses adversaires…).
Dans les points 1 à 5, le signataire déclare que des
campagnes auxquelles il a participé peuvent avoir eu des caractéristiques que présentent souvent les campagnes animalistes ou d'autres mouvements de revendication
sociale.
Dans le point 6, il déclare savoir que d'autres que lui
(qu'il ne connaît pas, et dans des circonstances dont le détail lui est inconnu) ont commis des délits pénaux pour atteindre des objectifs comparables à celui de campagnes auxquelles il a
participé.
Le point 6 rappelle ainsi la "logique" utilisée pour
inculper les 10 : vous avez des opinions communes avec les auteurs de délits pénaux, donc vous formez avec eux une organisation criminelle, donc vous êtes collectivement coupables de tous ces
délits.
Comme l'écrivait Martin Balluch dans sa déclaration du
26 août 2008:
« Nous sommes supposés former une organisation
criminelle. Et pour étayer une telle supposition, l’accusation dit qu’il n’est pas nécessaire de posséder une quelconque preuve d’acte criminel. Les suspects n’ont pas même besoin de se connaître
les uns les autres. Pour devenir suspect, il suffit que vous meniez votre campagne pour les droits des animaux pendant qu’au même moment des personnes qui vous sont inconnues commettent un délit
visant à soutenir le même but ou un but proche de celui de votre campagne. Pouviez-vous imaginer que nous puissions être emprisonnés pour cela ? »
Je rappelle que dans cette lettre d'auto-dénonciation, il n'est pas question de
s'accuser d'avoir commis des actions illégales. (Si, malgré tout, certains points des 6 que contient l'auto-dénonciation vous chiffonnaient, vous pouvez éditer le doc, de sorte de garder les
points qui ne vous chiffonnent pas).
Plusieurs associations et collectifs soutiennent
le Fonds de Solidarité pour les InculpéEs AutrichienNEs (FSIA) :
Cette année encore CLEDA se joint à la campagne de L214 contre le foie grashttp://www.stopgavage.com.
Le stand du 31 octobre était le quatrième d’une série de 9 qui ont lieu un
samedi sur deux, place Joachim du Bellay (Fontaine des Innocents Châtelet les Halles), dans le 1er arrondissement de Paris.
Pour ce stand, la table et la tonnelle de CLEDA sont venues prêter main
forte.
Compte rendu ci-dessous :
Stand maintenu !
Eh oui, nous avions craint le pire…l’annulation du stand !!!
Au départ ça n’était pas gagné. Florent et Cyril absents (ça c’était prévu), Ludovic (ça n’était pas prévu) dans l’obligation de se décommander à la dernière minute, Sabine (qui avait signé
l’autorisation) devant partir avant la fin, une météo incertaine : est-ce que ça valait le coup de faire le stand ?
Côté pratique (car un stand c’est surtout ça) nous étions sérieusement en panne de solutions : Tonnelle ? Pas tonnelle ? Comment la récupérer ? Comment en si peu de temps récupérer la table et
tout le matériel surtout ? Les tracts, les brochures, les panneaux géants, etc. alors que nos emplois du temps à tous sont chargés…
Finalement la table et la tonnelle de CLEDA sont venues à la rescousse et nous en sommes ravies. Quand au plaisir d’apporter un coup de main à un stand L214 s’ajoute celui de se sentir presque
indispensables, c’est génial ! :-)
Nous avons même réussi à caser la documentation et les banderoles dans deux grands sacs à dos.
et transporter le tout sans trop de problèmes (mais avec de la sueur !)
Un grand merci aux militants qui nous ont aidées à installer et désinstaller le matériel. Cela facilite grandement la tâche.
Nous voici juste après l’effort (la photographe en moins) :
Chiffres
Enfin et surtout… dernier suspens. Combien de militants passeraient ? Et combien de passants s’il pleuvait ? Ouf !
- pas une goutte de pluie,
- 15 militants en tout (nous avons même eu le temps de les compter) sont passés,
- 80 signatures (au moins) contre le foie gras, un peu moins pour la pétition « lapins »,
- 800 tracts couleur distribués (un point négatif : il en aurait fallu 100 de plus pour la dernière demi heure…mais ceci nous a permis d’écouler les tracts noir et blanc ancienne
version).
Photos
Une magnifique tonnelle verte foncée, panneaux et banderoles visibles sous tous les angles.
Mais cette fois-ci pas de banderoles accrochées aux arbres comme lors des derniers stands car personne n’a eu le courage de faire de l’équilibrisme, de l’accrobranche ou du saut de ficelle !
Et puis ce qui fait le plaisir des stands ce sont aussi les moments partagés entre militants.
Et bien sûr toujours les discussions ou trop brèves ou à n’en plus finir avec le public.
Plusieurs personnes ont tracté ce qui a poussé le public à venir plus facilement signer les pétitions. Bravo pour les initiatives !
Quelques enfants sont venus signer spontanément. Promesse d’un avenir moins barbare ? Nous avons tenu à capturer ces moments car ça fait quand même un peu rêver !
Au final le stand a été bien sympathique. Les militants sont toujours aussi fidèles et profondément investis pour dénoncer la douloureuse pratique du gavage.
Cette année encore, les périodes de festivités seront synonymes de calvaire et de grande souffrance pour les oies et les canards. C’est plus qu’important d’être nombreux !
MERCI à tous ceux qui sont venus et rendez-vous au prochain stand samedi 14 novembre de 15h à 18h.
Lorsqu’on milite à l’extérieur, la météo est un facteur très important pour le
déroulement de l’action. Ce matin, le temps pluvieux s’est au fur et à mesure transformé en forte pluie ce qui nous (3 militantes) a obligées à plier et ranger les affaires au bout d’une
heure.
Auparavant quelques personnes s’étaient approchées de la table pour prendre de
la documentation, signer les pétitions et échanger. Nous avons eu un don de 5 euros.
Malgré le mauvais temps, il est important que CLEDA continue son travail sur le
terrain car il y aura toujours quelques personnes qui recevront de l’information, ce qui n’est pas négligeable De toute façon, arrivées en novembre nous ne pouvons nous attendre qu’à une météo
défavorable (pluie et froid) dans les semaines et mois à venir.
A noter que le 1er novembre, c’est le Vegan Day (jour vegan) qui est
fêté chaque année depuis de nombreuses années dans différents pays. Une journée pour dénoncer l’exploitation des animaux et pour faire la promotion du véganisme.
En début de semaine dernière, deux militant-e-s des furieuses carottes ont subi
une répression policière : Leur domicile a été perquisitionné pendant des heures ainsi que ceux de leur famille, au même moment. Les disques durs, une bonne partie du matériel militant et des
effets personnels ont été mis sous scellé. Ces militants résident dans le sud de la France et ce sont des policiers de la brigade criminelle de Versailles qui ont fait le
déplacement.
Ils ont été accusé-e-s d’avoir participé à des actions revendiquées (selon la
police) par le Front de Libération Animale (ALF), effectuées en France ce printemps et cet été 2009 contre l’industrie pharmaceutique, la viande et la chasse.
L’un des militant-e-s a été placé en garde à vue pour une durée de 24h, les
policiers ayant menacé au départ de la prolonger sur 4 jours. L’autre militant-e a été pendant ce temps-là interrogé-e toute la nuit (pendant 5h30), et était considéré-e comme suspect-e, n’avait
ni le droit de partir, de téléphoner alors qu’il n’était censé-e être que témoin. Pendant cet interrogatoire les policiers ont en vain demandé des listes de noms, et tenté de mettre en doute la
sincérité, l’honnêteté des militant-e-s du collectif.
Ils les ont poussés à dénoncer des militant-e-s d’autres collectif et
associations qui pourraient faire partie de l’ALF, ont utilisés tous les moyens possibles de pression psychologique pour tenter d’arriver à leurs fins.
Comme nous l’avons toujours déclaré, nous ne voulons pas savoir qui fait partie
de l’ALF et donc nous ne connaissons pas de militants de l’ALF.
Le militant était gardé à vue dans des conditions ordinaires en France (sang,
urine et excréments qui maculent toute la cellule sans aération). Il a été interrogé pendant une bonne partie de la nuit, ils l’ont directement accusé, sans respecter aucune présomption
d’innocence, ils l’ont menacé de ne plus voir le jour avant une dizaine d’année. Il a été contraint de se soumettre sous la menace (aggravation de son cas devant le juge) à un test ADN ; les
policiers l’ont pris en photo ainsi que ses empruntes digitales. Il a été néanmoins convenablement traité en cellule avec un repas végétalien pendant ces 24h.
Il a été par la suite libéré, sans charges retenues contre lui pour le moment,
et sera à nouveau convoqué après l’analyse des ordinateurs. Après enquête c’est un juge qui confirmera ou non son innocence. S’il est mis totalement hors de cause, les ordinateurs et disques durs
seront rendus.
Les militant-e-s des Furieuses Carottes n’ont pas cédé aux menaces policières
et aucun nom n’a été donné aux policiers (de notre collectif ou d’autres).
Nous ne sommes pas dupes du caractère politique de cette intervention
policière. Le collectif des Furieuses Carottes a toujours été cohérent, mêlant le sort des êtres humains et celui des animaux dans leur lutte. Ce gouvernement ultra-sécuritaire, flirtant
ouvertement avec les lobbys des chasseurs, avec ceux des lobbys pharmaceutiques, harcèle des militants innocents.
Les dispositifs menés à grands renforts de moyens ont pour objectif clair de
faire planer sur les militants la peur d’une condamnation arbitraire et injuste, dans le but précis d’étouffer leur révolte légitime.
De plus, il est évident que le zèle policier est relatif au statut social des
individus visés par ces actions : s’il s’était agi de simples militants, l’affaire aurait été immédiatement classée sans suite. C’est aberrant, révoltant qu’un collectif militant au grand jour
subisse constamment la répression. Cela a commencé par des menaces de la part des RG puis une convocation par la brigade antiterroriste, une autre convocation dans un commissariat du 16ème
arrondissement de Paris, et maintenant ces perquisitions et cette garde à vue.
Nous avons toujours assumé nos actions, notamment sur le site internet, nous ne
nous sommes jamais cachés, et nous n’avons jamais commis d’actes illégaux.
Nous n’avons jamais eu aucun lien avec le Front de Libération Animale, nous
avons choisi une autre voie militante, légale, que nous jugions d’ailleurs plus efficace, plus en accord avec notre esprit. Nous avons soutenu des prisonniers, nous avons expliqué leurs actions
mais nous ne faisions aucune apologie d’actes illégaux quels qu’ils soient. De plus nous sommes totalement opposé-e-s aux actions pouvant mettre en danger de quelque façon qu’il soit la vie
d’être humains ou d’animaux, d’ailleurs le front de libération animale lui-même condamne ces actes.
Notre collectif est depuis quelques mois en remise en question. Sans qu’il n’y
ait de rapport direct avec la répression policière, nous décidons d’arrêter le collectif des Furieuses Carottes. Nous prenons du temps pour analyser et continuer à militer d’une manière efficace
et toujours cohérente. Nous n’arrêtons en rien le militantisme, nous n’abandonnerons jamais toutes les victimes animales et humaines de toutes les discriminations et
exploitations.
Le collectif semble porter une histoire qui est derrière lui, nous continuerons
à militer après réflexion sur ce qui est le plus efficace et cohérent. Pour le moment les Furieuses Carottes ont été assimilées par la police et les médias ainsi que des potentiels militants à
une vitrine du Front de Libération animale.
La France a besoin d’une lutte cohérente, c’est ce qui nous a apporté toutes
ces répressions. L’état a très peur des connections et solidarités entre les luttes (avec l’extrême-gauche notamment). Il nous faut concevoir une lutte claire, limpide et sans amalgames. Nous
lutterons pour le véganisme, la libération animale, TOUJOURS antifascistes, antisexistes, contre l’état et le capitalisme.
Un jour les temps seront clairs !
PS : Ces deux militants remercient tous ceux/ toutes celles qui
ont apporté un soutien moral et parfois financier. C’est la solidarité qui permet de contrer les nuisances de la police.
Distribution de tracts à l’occasion de l’opération « Cheval dans
la ville » organisé par la Mairie du 13ème arrondissement de Paris
Opération « Cheval dans la ville ». Un centre équestre a été implanté pour six
semaines dans le parc de Choisy afin de faire découvrir au public les différentes activités autour des chevaux et initier gratuitement les enfants de 3 à 14 ans à l’équitation (poneys et double
poneys) et aux sports équestres (pony-games, horse-ball).
Dimanche 25 octobre nous avons saisi cette occasion pour distribuer le tract de
One Voice (http://www.one-voice.fr/sites/default/files/Total_respect_pour_nos_compagnons_chevaux.pdf) qui
informe sur les multiples formes de maltraitance qu’impliquent les sports et spectacles liés au cheval, qu’il s’agisse des cirques, de la corrida mais aussi du tiercé et des centres
équestres.
Il semble que le sort des chevaux touche davantage le public que celui des
animaux de ferme car nous n’avons eu aucun refus et certains passants sont même venus vers nous pour avoir un tract, peut-être attirés par sa qualité couleur ou pensant obtenir des renseignements
sur « Cheval dans la ville » ! Nous pensons qu’il était opportun de toucher ce public car malheureusement peu nombreux sont les adeptes d’équitation, de sports équestres ou de courses hippiques
conscients que les chevaux utilisés pour leurs jeux et leur plaisir seront « mis à la casse » dans les abattoirs, après l’enfer du transport.
En plus de mettre au jour les coulisses de l’exploitation des chevaux, le tract
de Once Voice donne des conseils pratiques :
- Si vous montez à cheval dans un centre équestre, assurez-vous que les vieux
chevaux et poneys ne sont pas envoyés à l’abattoir et qu’ils bénéficient d’une retraite paisible.
- Faites savoir autour de vous que les courses hippiques alimentent les
abattoirs.
- Demandez à votre supermarché de ne plus proposer de viande de
cheval.
- Demandez à votre magasin biologique de ne pas proposer de lait de
jument.
- Refusez les spectacles qui exhibent des chevaux.
Pour information, One Voice a lancé une pétition en faveur du statut
d’animaux de compagnie pour les chevaux. Bien que le statut culturel du cheval évolue vers celui d’animal de compagnie, il reste un « animal de rente », permettant son exploitation massive,
une réglementation très insuffisante et surtout la pratique de l’hippophagie. Ainsi en France, chaque jour chevaux et poulains sont exploités massivement mais aussi tués pour être mangés. Les
poulains, élevés pour la viande, ont entre 6 et 9 mois lorsqu’ils sont abattus.
La consommation de viande chevaline concerne notamment les chevaux de trait et
les chevaux adultes de réforme (courses et centres équestres).
Samedi 24 octobre, plusieurs centaines de manifestants, entre 450 et 500 selon
les organisateurs, ont bravé la pluie pour dénoncer l’industrie sanglante et cruelle de la fourrure.
En tête de cortège, une banderole sur fond noir tenue par deux
« faucheuses » relevait l’aspect mortifère de la fourrure (« Fur is dead. La fourrure c’est la mort ») tandis que quatre « hommes et femmes des cavernes » vêtus de
peaux d’animaux improvisaient des saynètes jetant un regard ironique sur la « sauvagerie » de notre époque qui n’a plus besoin de tuer les animaux pour survivre mais massacre et
martyrise près de 53 millions d’animaux chaque année pour la mode et la vanité.
Les slogans « non à la fourrure, non à la torture ! »,
« Fourrure torture ! » ont résonné tout au long du défilé qui s'est déplacé de la place de l’Opéra à la place du Palais Royal. Temps d’arrêt et huées dans le quartier des grands
magasins, notamment devant Les Galeries Lafayette, le Printemps et bien sûr devant Zara qui, malgré son engagement, a choisi de réintroduire de la fourrure dans ses
collections.
Interrogée par l’AFP une militante a également déploré l’absence de traçabilité
des fourrures.
Le soir même le communiqué de l’AFP était publié sur plusieurs sites :
Libération, Nice Matin, Le Matin, TV5, Voilà, La Provence. L’événement a ensuite été couvert par plusieurs média dont Elle et Le Parisien.