Signataires de la lettre d'autodénonciation : vous pouvez rendre vos noms
publics sur ce blog !
Vous avez signé et envoyé la lettre d'auto-dénonciation (voir l'article sur le
texte d'auto-dénonciation) ? Le FSIA propose à ceux d'entre vous qui le veulent de publier leurs noms sur ce blog. Par ce geste, vous donnez plus de visibilité à votre action, et votre
exemple peut inciter d'autres personnes à signer la lettre à leur tour.
"J'accepte que mon nom soit publié sur le site du FSIA parmi ceux d'une liste de signataires de la lettre individuelle d'auto-dénonciation aux autorités autrichiennes"
Important :
- Indiquer votre identité véritable (prénom et nom)
- ne faire cette démarche que si vous avez effectivement déjà adressé votre lettre d'auto-dénonciation signée à VGT.
Protestons contre l'inculpation de 10
militants en nous déclarant
suspect(e) d'appartenance à une organisation
criminelle !
Texte d’Estiva repris sur internet avec quelques petits
ajouts de notre part.
Début 2010 s'ouvrira le procès des 10 militants
autrichiens qui ont été inculpés le 20 août dernier d'appartenance à une "organisation criminelle", grâce à un usage tortueux de l'article 278a (la loi anti- mafia et antiterrorisme) du code
pénal autrichien.
Si vous n'avez plus en tête le mouvement de répression
qui a débuté en mai 2008, visitez la page du site de L214 dédiée à ce sujet :http://www.l214.com/solidarite-autriche
C'est dans ce contexte que les 10 font appel à nous
pour une actionde solidarité, une action à faire individuellement.
EN QUOI CONSISTE CETTE ACTION DE SOLIDARITÉ
?
Il s'agit de nous auto-dénoncer comme suspect(e)
d'appartenance à une organisation criminelle, au même titre que les 10. Pour connaître la marche à suivre, il faut se rendre sur l'un des sites qui relaient l'opération. Par exemple, aller sur le
blog du FSIA :http://fsia.over-blog.org/
Ensuite, si vous êtes prêt(e) à faire ce geste de
soutien, le mieux est de ne pas reporter à plus tard, votre intention risque de passer aux oubliettes ! Allumer tout de suite l'imprimante et sortir tout de suite une enveloppe pour y insérer le
document signé.
Vous pouvez de surcroît faire passer cet appel à vos
contacts et le reproduire sur votre propre site, blog ou autres forums (Il suffit de reprendre ce qui est déjà sur le site du FSIA ou autre site relais)
QUELQUES REMARQUES À PROPOS DU TEXTE
D'AUTO-DÉNONCIATION
Quelle est la logique de ce texte ? Il est fait de
telle manière qu'il décalque la façon dont a procédé la justice autrichienne pour inculper les 10 alors qu'elle n'a aucune base pour les associer à des délits pénaux (les sabotages de type ALF)
et encore moins pour prouver l'existence d'une organisation criminelle géante dont ils seraient tous membres. Le texte décalque aussi le style employé pour rendre inquiétants des faits ordinaires
(Ne pas laisser filtrer les informations avant qu'une campagne ou une action ne soit lancée relève de la "conspiration"; prévenir un distributeur que s'il ne renonce pas à vendre de la fourrure,
une campagne va cibler son enseigne c'est menacer ses adversaires…).
Dans les points 1 à 5, le signataire déclare que des
campagnes auxquelles il a participé peuvent avoir eu des caractéristiques que présentent souvent les campagnes animalistes ou d'autres mouvements de revendication
sociale.
Dans le point 6, il déclare savoir que d'autres que lui
(qu'il ne connaît pas, et dans des circonstances dont le détail lui est inconnu) ont commis des délits pénaux pour atteindre des objectifs comparables à celui de campagnes auxquelles il a
participé.
Le point 6 rappelle ainsi la "logique" utilisée pour
inculper les 10 : vous avez des opinions communes avec les auteurs de délits pénaux, donc vous formez avec eux une organisation criminelle, donc vous êtes collectivement coupables de tous ces
délits.
Comme l'écrivait Martin Balluch dans sa déclaration du
26 août 2008:
« Nous sommes supposés former une organisation
criminelle. Et pour étayer une telle supposition, l’accusation dit qu’il n’est pas nécessaire de posséder une quelconque preuve d’acte criminel. Les suspects n’ont pas même besoin de se connaître
les uns les autres. Pour devenir suspect, il suffit que vous meniez votre campagne pour les droits des animaux pendant qu’au même moment des personnes qui vous sont inconnues commettent un délit
visant à soutenir le même but ou un but proche de celui de votre campagne. Pouviez-vous imaginer que nous puissions être emprisonnés pour cela ? »
Je rappelle que dans cette lettre d'auto-dénonciation, il n'est pas question de
s'accuser d'avoir commis des actions illégales. (Si, malgré tout, certains points des 6 que contient l'auto-dénonciation vous chiffonnaient, vous pouvez éditer le doc, de sorte de garder les
points qui ne vous chiffonnent pas).
Plusieurs associations et collectifs soutiennent
le Fonds de Solidarité pour les InculpéEs AutrichienNEs (FSIA) :
En début de semaine dernière, deux militant-e-s des furieuses carottes ont subi
une répression policière : Leur domicile a été perquisitionné pendant des heures ainsi que ceux de leur famille, au même moment. Les disques durs, une bonne partie du matériel militant et des
effets personnels ont été mis sous scellé. Ces militants résident dans le sud de la France et ce sont des policiers de la brigade criminelle de Versailles qui ont fait le
déplacement.
Ils ont été accusé-e-s d’avoir participé à des actions revendiquées (selon la
police) par le Front de Libération Animale (ALF), effectuées en France ce printemps et cet été 2009 contre l’industrie pharmaceutique, la viande et la chasse.
L’un des militant-e-s a été placé en garde à vue pour une durée de 24h, les
policiers ayant menacé au départ de la prolonger sur 4 jours. L’autre militant-e a été pendant ce temps-là interrogé-e toute la nuit (pendant 5h30), et était considéré-e comme suspect-e, n’avait
ni le droit de partir, de téléphoner alors qu’il n’était censé-e être que témoin. Pendant cet interrogatoire les policiers ont en vain demandé des listes de noms, et tenté de mettre en doute la
sincérité, l’honnêteté des militant-e-s du collectif.
Ils les ont poussés à dénoncer des militant-e-s d’autres collectif et
associations qui pourraient faire partie de l’ALF, ont utilisés tous les moyens possibles de pression psychologique pour tenter d’arriver à leurs fins.
Comme nous l’avons toujours déclaré, nous ne voulons pas savoir qui fait partie
de l’ALF et donc nous ne connaissons pas de militants de l’ALF.
Le militant était gardé à vue dans des conditions ordinaires en France (sang,
urine et excréments qui maculent toute la cellule sans aération). Il a été interrogé pendant une bonne partie de la nuit, ils l’ont directement accusé, sans respecter aucune présomption
d’innocence, ils l’ont menacé de ne plus voir le jour avant une dizaine d’année. Il a été contraint de se soumettre sous la menace (aggravation de son cas devant le juge) à un test ADN ; les
policiers l’ont pris en photo ainsi que ses empruntes digitales. Il a été néanmoins convenablement traité en cellule avec un repas végétalien pendant ces 24h.
Il a été par la suite libéré, sans charges retenues contre lui pour le moment,
et sera à nouveau convoqué après l’analyse des ordinateurs. Après enquête c’est un juge qui confirmera ou non son innocence. S’il est mis totalement hors de cause, les ordinateurs et disques durs
seront rendus.
Les militant-e-s des Furieuses Carottes n’ont pas cédé aux menaces policières
et aucun nom n’a été donné aux policiers (de notre collectif ou d’autres).
Nous ne sommes pas dupes du caractère politique de cette intervention
policière. Le collectif des Furieuses Carottes a toujours été cohérent, mêlant le sort des êtres humains et celui des animaux dans leur lutte. Ce gouvernement ultra-sécuritaire, flirtant
ouvertement avec les lobbys des chasseurs, avec ceux des lobbys pharmaceutiques, harcèle des militants innocents.
Les dispositifs menés à grands renforts de moyens ont pour objectif clair de
faire planer sur les militants la peur d’une condamnation arbitraire et injuste, dans le but précis d’étouffer leur révolte légitime.
De plus, il est évident que le zèle policier est relatif au statut social des
individus visés par ces actions : s’il s’était agi de simples militants, l’affaire aurait été immédiatement classée sans suite. C’est aberrant, révoltant qu’un collectif militant au grand jour
subisse constamment la répression. Cela a commencé par des menaces de la part des RG puis une convocation par la brigade antiterroriste, une autre convocation dans un commissariat du 16ème
arrondissement de Paris, et maintenant ces perquisitions et cette garde à vue.
Nous avons toujours assumé nos actions, notamment sur le site internet, nous ne
nous sommes jamais cachés, et nous n’avons jamais commis d’actes illégaux.
Nous n’avons jamais eu aucun lien avec le Front de Libération Animale, nous
avons choisi une autre voie militante, légale, que nous jugions d’ailleurs plus efficace, plus en accord avec notre esprit. Nous avons soutenu des prisonniers, nous avons expliqué leurs actions
mais nous ne faisions aucune apologie d’actes illégaux quels qu’ils soient. De plus nous sommes totalement opposé-e-s aux actions pouvant mettre en danger de quelque façon qu’il soit la vie
d’être humains ou d’animaux, d’ailleurs le front de libération animale lui-même condamne ces actes.
Notre collectif est depuis quelques mois en remise en question. Sans qu’il n’y
ait de rapport direct avec la répression policière, nous décidons d’arrêter le collectif des Furieuses Carottes. Nous prenons du temps pour analyser et continuer à militer d’une manière efficace
et toujours cohérente. Nous n’arrêtons en rien le militantisme, nous n’abandonnerons jamais toutes les victimes animales et humaines de toutes les discriminations et
exploitations.
Le collectif semble porter une histoire qui est derrière lui, nous continuerons
à militer après réflexion sur ce qui est le plus efficace et cohérent. Pour le moment les Furieuses Carottes ont été assimilées par la police et les médias ainsi que des potentiels militants à
une vitrine du Front de Libération animale.
La France a besoin d’une lutte cohérente, c’est ce qui nous a apporté toutes
ces répressions. L’état a très peur des connections et solidarités entre les luttes (avec l’extrême-gauche notamment). Il nous faut concevoir une lutte claire, limpide et sans amalgames. Nous
lutterons pour le véganisme, la libération animale, TOUJOURS antifascistes, antisexistes, contre l’état et le capitalisme.
Un jour les temps seront clairs !
PS : Ces deux militants remercient tous ceux/ toutes celles qui
ont apporté un soutien moral et parfois financier. C’est la solidarité qui permet de contrer les nuisances de la police.
Fête de la municipalité le samedi 19 septembre 2009 au
Kremlin Bicêtre (94) de midi à 16 heures, spectacle avec montreur d'ours.
Mise à jour (25 septembre
2009) :
Compte-rendu de l’action, par
Anaïs :
Comme indiqué dans mon email en date du 12 septembre dernier, la ville du
Kremlin-Bicêtre (94270) invitait, dans le cadre de sa fête municipale annuelle, F.Chesneau, dresseur, montreur d'ours, à exécuter l'un de ses numéros.
Nous étions donc une petite douzaine de militantes et militants, à nous
retrouver samedi midi, afin de nous rendre ensemble sur le lieu de représentation, le gymnase J.Ducasse.
Notre intention : Par notre présence et la distribution de tracts,
protester contre la venue de cet homme, attirer l'attention des passants sur son activité et ses spectacles, dénoncer les conditions de vie et de détention de ses animaux -en l' l'occurrence, les
ours- et enfin, sensibiliser quand à leur situation et leur protection.
Dès notre arrivée, l'entrée au gymnase et au parc Aimé Césaire nous a été
interdite. Nous nous sommes donc posté-e-s devant l'entrée, et sur le trottoir qui la longeait.
Nous avons déployé banderoles, pancartes, et distribué de nombreux tracts
de 12h30 à 14h30, relatant du trafic et de l'exploitation du pachyderme. La majorité des passants a été sensible à nos revendications, et beaucoup d'entre eux ignoraient le spectacle qui devait
avoir lieu une heure plus tard.
Aux alentours de 14h00, monsieur le maire Jean-Luc Laurent, nous a fait
l'honneur de sa présence... Passant devant nous, ne cherchant visiblement pas à savoir ce que nous faisions là, et sans même se présenter, il se dirigea directement vers l'entrée du
gymnase.
Une militante lui tendant un tract, celui-ci rétorqua "oui, je sais, je suis le
maire". Échangeant trois mots avec les gens de la sécurité nous faisant toujours barrage, nous en avons profité pour nous présenter, lui remettre un exemplaire du manifeste AVES FRANCE ainsi
qu'un exemplaire de l'engagement municipal anti-montreur d'ours.
Nous lui avons fait part de notre désir de vouloir le rencontrer afin d'aborder
la question des spectacles avec animaux sur la commune, et ferons en sorte de prendre rdv par le biais de son cabinet très prochainement...ce à quoi il nous a répondu "Je réponds toujours oui ou
non, MAIS je prends toujours le temps d'écouter "... cela laisse dubitatif...
Nous ignorons si sa présence était convenue, mais nous avons toutes les raisons
de croire qu'elle n'était pas due au hasard, les organisateurs et la sécurité semblant particulièrement nerveux.
Tout au long de l'après-midi, la personne au micro n'a cessé de répéter le
programme prévu pour la journée, notamment le "spectacle" d'un "véritable ours brun de plus de 300 kilos" sans omettre de préciser "très bien traité"...
A 15h30, F.C (le dresseur) est apparu avec SHADOW, son ours de 4 ans, qui
jusque là patientait dans un box pour chevaux.
La représentation avait lieu en plein air, sur un terrain de basket, à quelques
mètres de nous.
Toujours interdits d'entrée, nous nous sommes rapprochés des grilles afin que
la banderole soit visible de l'intérieur, et pouvoir regarder de nos propres yeux à quoi ressemblait l'une de ses représentations...
F.C, a commencé son spectacle par menacer l'une des militantes, s'étant
rapprochée des grilles afin de prendre quelques clichés. Celui-ci l'a averti qu'il lui mettrait "ses avocats au fesses" si elle prenait une seule photo.
***Nous tenons à préciser que cette militante est habitante du Kremlin-Bicêtre,
que ses impôts passent dans l'organisation de la fête, à laquelle elle souhaite participer, mais dont elle est interdite d'entrée... L'entrée était ouverte à tous (en théorie), et les photos
autorisées à l'intérieur de l'enceinte (et même encouragées par le présentateur)...à tous sauf aux militants... Il s'agit ni plus ni moins de discrimination, et M.C ne peut user de son
droit à l'image, de sa marque, de cette façon...ou sinon, de façon abusive...et ce fut le cas.
F.C s'est ensuite adressé à son public, voulant vraisemblablement
justifier notre présence (ou justifier le bien fondé de son activité plutôt) : Il invoqua d'abord, le fait de vouloir nous faire une petite leçon, à nous qui ne connaissions rien aux
animaux...s'embrouillant entre arguments pseudos scientifiques "les ours et les humains n'ont pas le même cerveau...", avançant des éléments liés à la détention de ses ours "Shadow est né chez
moi, j'ai le papa et la maman", et grandes vérités telles que "Il est bien mieux chez moi que beaucoup dans la nature"...soit.
F.C a préféré nous discréditer par la voix la plus simple et la plus faible :
user de sa posture, devant son public, au micro, pour s'adresser à nous, nous tournant le dos. Nous avons donc riposté par des slogans.
Un homme (apparemment un de ses amis), de l'autre côté de la grille s'est
soudain approché... Il nous menaça a coup de "venez après le spectacle pour voir", s'adressa à l'un des deux militants -homme- présent par "viens si tu as des couilles", entre autres noms
d'oiseaux, qui ont permis à la sécurité municipale de s'approcher...non pas pour nous protéger, mais pour nous empêcher de partir.
Des représentants (de la mairie et du comité d'organisation) sont sortis du
gymnase afin de calmer la situation, et tenter de comprendre nos motivations, ce qui nous a permis d'expliquer la légitimité de notre présence.
La personne ayant organisé l'évènement a révélé avoir reçu un certain nombre de
courriers désapprobateurs, mais expliqua qu'il aurait été difficile d'annuler la représentation étant donné les délais...sachant, avant tout et surtout, que F.C avait donné toutes les garanties
de bien-traitance de ses animaux.
Cette personne nous a expliqué que les services vétérinaires avaient été
prévenus (en effet, mais quelles garanties cela peut il bien nous donner s'ils ne sont pas intervenus ? ) et que F.C avait parmi ses amis des gens de la FBB (cela ne prouve rien, encore une
fois).
***La FBB nous annonçait en début de semaine dernière que les personnes ayant
pu se rapprocher de cet homme ne font plus partie de la fondation depuis quelques temps maintenant.
Enfin, il nous a été assuré que ce type de "spectacle" ne serait plus organisé
sur la commune à l'avenir (il aura fallut leur rappeler l'évènement Muller en 2007), s'ils avaient pu imaginer les conséquences, le comité n'aurait jamais proposé et validé le thème du "cirque"
(festif à leur sens).
Le spectacle du montreur d'ours n'aura duré qu'une petite dizaine de minutes en
tout et pour tout, le temps pour lui de déblatérer sa bile à son public (et pas celle des ours nous l'espérons), et pour nous de discuter avec les organisateurs.
La police municipale, "attirée par le bruit", a demandé à relever l'identité du
coordinateur de notre action et à cherché à savoir comment ce type de manifestation s'était organisée.
Elle trouva également F.C, afin de lui transmettre notre message : s'il n'a
rien à se reprocher, qu'il se justifie sur son activité auprès d'associations telles qu'AVES France (qu'il révèle la façon dont il a obtenu ses premiers spécimens, qu'il explique la façon dont il
les a apprivoisé), qu'il prenne conscience des conséquences de son activité, sur l'humain notamment (rapport à l'animal-objet, sens éthique, vocations qu'il pourrait
susciter..).
Le spectacle fini, les spectateurs partis, nous avons fait de même : il était
16h30.
En résumé,
Les points positifs de cette action :
- Etre présents dans la banlieue sud, pour dénoncer "le stress" derrière "les
strass" (peu d'actions malgré la visite récurrente des cirques et autres montreurs d'animaux).
- Avoir sensibilisé de nombreux habitants malgré notre petit
nombre.
- Avoir été vus et entendus par les élus locaux.
Les points négatifs de cette action :
- Pas de pétition prévue à cette occasion :/
- Une organisation tardive, et une communication de l'information trop "légère"
qui ont amené des militants à écrire à la personne organisant l'action, pensant qu'il s'agissait du montreur d'ours :/
Mais nous y travaillons pour les fois prochaines :)
Un grand merci aux personnes ayant participé à cette action, qui portera ses
fruits, nous en sommes certains,
Un grand merci également aux personnes ayant diffusé l'info, et/ou écrit à la
municipalité, nous pourrons appuyer notre demande grâce à vous,
Si des militants présents samedi souhaitent compléter ce récit, qu'ils
n'hésitent pas,
A bientôt !
Tract distribué
(cliquez sur l’image pour la voir en taille réelle)
A réduire ou adapter pour plus d’efficacité. Quelques
lignes suffisent.
Monsieur le Maire,
Je viens de lire dans le journal de la ville l’annonce d’un « stupéfiant numéro donné par un véritable ours brun de 200 kg, accompagné de son dresseur et complice » et vous
écris pour vous faire part de ma plus vive réprobation concernant ce spectacle qui doit avoir lieu samedi 19 septembre à 12h et 15h45.
Comme beaucoup de kremlinois, je suis totalement opposée à l’utilisation d’animaux sauvages dans les spectacles.
Les ours n’ont rien à faire dans les villes et doivent vivre dans leur milieu naturel.
Les ours utilisés dans les spectacles sont réduits à une vie de stress et de misère. Leurs besoins physiologiques et comportementaux élémentaires ne sont pas respectés:
cages exiguës dont ils ne sortent que quelques minutes par jour, impossibilité d’hiberner, stress occasionné continuellement par le transport et l’impossibilité de se protéger des regards du
public alors que les ours sont des animaux discrets et solitaires.
Contrairement à ce que l’annonce cherche à nous faire croire, il n’y a pas de « complicité » entre l’ours et le dompteur mais une relation de domination forçant l’animal à
exécuter des numéros contre nature sous la peur et la torture.
Les spectacles de montreurs d’ours appartiennent à une époque révolue. Nous ne sommes plus au Moyen Age. A cette époque il était parfaitement légal de supplicier des êtres
humains et la population était friande de spectacles basés sur le non-respect et l’humiliation de l’animal considéré comme un objet de divertissement. Aujourd’hui notre regard sur les animaux a
changé.
Je vous demande donc d’avoir le courage d’interdire ce spectacle et de rejoindre certaines communes (Montreuil par exemple) qui se sont engagées à interdire la venue
d’animaux sauvages dans leur commune.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de mes sentiments distingués.
Lire le Manifeste contre les montreurs d’ours signé par une dizaine
d’associations :
Le centre a pour vocation d'accueillir des cochons maltraités, abandonnés,
condamnés à l'abattoir, des orphelins de la chasse comme les marcassins et de leur offrir un cadre de vie familial et paisible.
Actuellement, le centre situé en pleine forêt est composé d'une maison
d'habitation et de dépendances. Il abrite de nombreux animaux : plus d'une vingtaine de cochons vietnamiens, un cochon de ferme et des sangliers. Ces animaux vivent ensemble sur
quelques hectares d'espaces verts en compagnie permanente de la présidente de l'association.
Tous les animaux sont stérilisés ou castrés.
Voici l’histoire racontée brièvement par Valérie, présidente de l’association
La Forêt de Léa :
La justice a décrété que d’accorder à des cochons le même égard que l’on
peut avoir pour des chiens ou des chats, est condamnable et exige l’expulsion de La Forêt de Léa.
La Forêt De Léa, association en faveur des bêtes à groins et des animaux de
la forêt, est expulsée parce que quelques uns de ses protégés dorment dans la maison d’habitation !! Et les cochons ont très mauvaise réputation…
On a le droit de maltraiter son animal en toute discrétion chez soi, on a
le droit de torturer, de tuer des animaux mais on n’a pas le droit d’élever dans l’amour des animaux de ferme même si ça ne cause aucun tort à autrui. C’est la justice française
!
Le tribunal n’a pas retenu la demande formulée par mon avocat : une
expertise par huissier prouvant qu’il n’ y aucune dégradation.
Non ! Le tribunal s’est uniquement retranché derrière la loi « du bon de
père de famille » ! Pas besoin de preuve de non dégradations, un cochon n’a pas sa place dans une maison !
Pour toutes ces raisons, nous serons expulsés avec les animaux, mi-octobre
!
Léa, première habitante de la Forêt de Léa et mascotte du refuge à qui
elle avait donné son nom, a été assassinée le 27 septembre dernier lors du 1er jour de l’ouverture de la chasse.
L’expulsion de La Forêt de Léa a ensuite été repoussée au 15 mars mais
nous n'avons aucune certitude sur cette date. Malgré la trêve hivernale l'expulsion peut avoir lieu le 18 novembre 2009 puisque le jugement ordonne « l’exécution provisoire », cependant
l’avocat a précisé que dans ce cas l’expulsion repose sur les sentiments humains … Quoi qu’il en soit si elle n’a pas lieu en novembre, elle sera effective en mars
2010.
Il existe une solution possible pour sauver
les Animaux de La Forêt de Léa !!!
Afin d'acheter un terrain de 5 hectares (minimum) avec une maison dessus (ayant eau et électricité) et de pouvoir ensuite la louer à Valérie ; il nous faudrait créer une Société Civile
Immobilière. Voir à la fin de l’article http://cleda.over-blog.com/article-samedi-3-octobre-2009-37305054.html.
CLEDA a commencé à relayer la campagne de L214 lors de sa dernière table de presse (voir http://cleda.over-blog.com/article-35755749.html) demandant à Novotel de supprimer de ses petits déjeuners les œufs provenant de poules
pondeuses élevées en cages de batterie.. Il s’agit de collecter des signatures sur des cartes postales en forme d’œuf. D’ici la fin du mois de septembre, nous allons retenter l’expérience à
plusieurs reprises.
Depuis le 4
septembre, une « tournée Novotel 2009 » s’effectue dans toute la France pour remettre officiellement ces cartes aux gérants de différents hôtels du groupe (plus d’informations :http://www.l214.com/tournee-novotel-2009).
Les œufs proposés par la chaîne Novotel sont issus de poules élevées en
cages de batterie...
Une vie sans famille Sexage des poussins après éclosion, élimination par gazage ou broyage des mâles, épointage des becs des femelles, ainsi se déroule une
journée ordinaire dans un couvoir alimentant les élevages professionnels de poules pondeuses. Les poussins n'auront jamais vu leur mère, ni connu la chaleur d'un nid. Et pour les futures poules pondeuses, le calvaire ne fait que commencer,
surtout pour celles qui auront le malheur de passer toute leur vie dans un élevage de batterie.
Une vie sans liberté
Dans ces élevages, très
loin de l'imagerie d'Epinal de poules en liberté batifolant dans la cour d'une ferme, les animaux sont enfermés plus d'un an dans des cages au sol grillagé. Les poules sont condamnées à la
promiscuité : la surface moyenne par individu est de 550 cm² par individu (l'équivalent d'une feuille A4). Après un an d’une vie passée à pondre des œufs et rien d'autre, les oiseaux seront
envoyés à l'abattoir sans jamais avoir connu l'extérieur, la terre ferme ou l'air frais. Les oeufs issus de ce type d'élevage sont
marqués sur la coquille par le code 3.
Les œufs proposés aux petits déjeuners de la chaîne d'hôtel Novotel sont marqués du code 3.
Une ouverture chez Novotel Novotel s'est engagé depuis quelques années dans une démarche de développement durable. Ensemble, encourageons Novotel à renoncer à ces œufs. Une décision positive de Novotel serait un message fort à toute la chaîne de distribution française (grandes surfaces, chaînes de
restauration, chaînes d'hôtellerie, etc.).
Passez à l'action !
A cette fin, L214 vient d’éditer une carte postale en forme d'œuf, pré-remplie à l'adresse du siège de Novotel, vous n'aurez qu'à y ajouter votre nom et votre ville d'origine.
N’hésitez pas à la diffuser à votre entourage afin que chacun se mobilise pour sensibiliser Novotel aux conditions de vie des poules pondeuses.
Quelques chiffres (en France)
:
- Nombre de poules pondeuses dans les élevages : 46
millions
- Nombre de poules pondeuse abattues chaque année : 40
millions
- Age de mise en place des poulettes : 18
semaines
- Nombre d'oeufs pondus par poule : 300 en moyenne sur une
année
- Taux de mortalité en période de ponte : entre 5 et
12%
- Age d'abattage : de 68 à 74
semaines
- Mode d'élevage : - 80% en cage (37,9 millions de poules) : code 3 sur l'œuf - 3% en élevage au sol (un hangar, pas de sortie, 1,7 million de poules) : code 2 sur l'oeuf - 17% en élevage
avec accès à l'extérieur (bio 3%, label rouge 3%, plein air 11%) : code 0 ou 1 sur l'œuf
Pourquoi
refuser de manger les œufs ?
Nous ne relayons pas cette campagne pour dire « manger des œufs bio »
mais pour faire pression auprès de Novotel et pour informer le public sur les conséquences néfastes (du point de vue des poules) qu’implique la consommation d’œufs.
Nous vous conseillons la lecture du dépliant « Pourquoi refuser de manger
les œufs » édité par le Réseau antispéciste. Vous pouvez le trouver (entre autres) sur les stands de CLEDA et sur le site internet du réseau. Voici la page concernée : http://www.reseau-antispeciste.org/?p=6 .
Un nouveau collectif, FSIA, a été créé afin de venir en aide financièrement aux inculpéEs autrichienNEs (historique à la fin de
l’article).
L’objectif du collectif est de récolter des fonds pour payer les frais
d’avocats pour les 10 personnes inculpées. Le procès devrait débuter début 2010 et les frais sont estimés entre 50.000 et 60.000 euros par militant-e-s. Même en cas de victoire, les frais ne
seront pas remboursés. Autant dire que ces personnes sont déjà ruinées.
Les actions de soutien peuvent se faire sous forme de repas ou de concerts à prix libre, suivis d'un débat pour expliquer aux gens ce qui se passe actuellement en Autriche.
Pour plus d'information sur les évènements en cours en Autriche, vous pouvez vous inscrire sur la liste Solidarité Autriche, et si vous désirez
lancer une action dans votre ville, vous pouvez contacter le collectif.
Le 21 mai 2008 plusieurs organisations de protection animale ou de promotion
des droits des animaux ont été victimes d’opérations policières violentes en Autriche : perquisitions brutales dans les bureaux et domiciles privés, saisie des ordinateurs et autres matériels et
documents, mise en détention provisoire de 10 militants, sans qu’aucun délit précis ne soit imputé à chacun d’eux (Ils sont collectivement présumés membres d’une organisation
criminelle).
Un des prisonniers a été libéré le 13 août et les 9 autres le 2 septembre,
après plus de 100 jours de prison. Toutefois, la justice n’a toujours pas retiré l’allégation selon laquelle ils formeraient une organisation criminelle ; ils sont toujours sous la menace
d’un procès.
Le matériel saisi n’a pas été rendu aux associations, bien qu’elles ne fassent
l’objet d’aucune poursuite de la part de la justice autrichienne.
Des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent pour dénoncer une atteinte aux
droits humains et une tentative de paralyser par un coup de force un mouvement associatif dont les succès dérangent les filières de productions animales. Parmi ces réactions, celle de Florence
Burgat dans un article publié le 5 septembre. Le 5 septembre était également une journée de mobilisation internationale.
Nouveaux développements depuis le printemps
2009
La menace d’une réactivation de l’offensive contre le mouvement animaliste via
l’article 278a s’est précisée au printemps 2009, laissant présager des inculpations qui pourraient frapper cette fois plusieurs dizaines de militants. La décision (inculper ou non) est maintenant
entre les mains de la ministre de la Justice et devrait intervenir très prochainement. En Autriche, la mobilisation citoyenne est intense : des ONG (dont Amnesty International), des
politiques, des universitaires, des journalistes dénoncent une atteinte inadmissible au droit d'expression et aux libertés politiques. A l'extérieur des frontières autrichiennes, le mouvement de
solidarité s'organise. Qui pourra encore protéger les animaux si les lois sur "les organisations criminelles" sont détournées pour réduire leurs avocats au silence ? Qu'adviendra-t-il de nos
libertés en Europe si, en Autriche et ailleurs, l'arsenal antiterroriste continue à être utilisé pour emprisonner et traduire en justice des personnes sur la base de dossiers à charge
vides ?
En Autriche, la mobilisation est soutenue. Quelques exemples
:
Mardi 19 mai 2009, Greenpeace, les Verts, le mouvement catholique pour la paix,
et d'autres ont tenu une conférence de presse au Parlement, qui a obtenu une bonne couverture médiatique. Il ont appelé la ministre de la Justice à mettre fin aux poursuites. Celle-ci a dit dans
un communiqués qu'elle souhaitait discuter de la modification du §278a !
Jeudi 21 mai, 300 manifestants ont formé à Vienne une chaîne humaine allant de la statue de la déesse de la sagesse devant le Parlement jusqu'au siège de la cour
suprême.
Le secrétaire général d'Amnesty international Autriche a donné quelques jours
auparavant une interview disponible (en allemand) sur youtube. Les phrases les plus importantes ont été traduites en
anglais.
Les 11 plus grandes associations non animalistes d'Autriche ont signé un appel
adressé à la Ministre de la justice autrichienne pour que l'article 278a soit modifié.
Mercredi 20 mai, les associations des droits des animaux ont tenu une
conférence de presse au Parlement. Un député conservateur a fait un discours hostile, déclarant que "ce Martin Balloun ou quel que soit son nom est un dangereux militant radical des droits des
animaux".
Le 10 juin, une journée internationale de solidarité avec les victimes de la
répression contre le mouvement animaliste autrichien a eu lieu, notamment en France à Lyon, Paris, Montpellier et
Metz.
Début 2010 s'ouvrira le procès des 10 militants
autrichiensqui ont été inculpés le 20 août dernier d'appartenance à une "organisation criminelle", grâce à un usage tortueux de l'article 278a (la loi anti-
mafia et antiterrorisme) du code pénal autrichien.
C'est dans ce contexte que les 10 font appel à nous
pour une actionde solidarité, une action à faire individuellement.
Il s'agit de nous auto-dénoncer comme suspect(e)
d'appartenance à une organisation criminelle, au même titre que les 10. Pour connaître la marche à suivre, il faut se rendre sur l'un des sites qui relaient l'opération. Par exemple, aller sur le
blog du FSIA :http://fsia.over-blog.org/ ou http://clam34.org/dossier/a-vos-claviers.html
Bienvenue dans l’univers d’alfalfa, le magazine des alternatives contemporaines. Un magazine qui vous permet de porter un autre regard sur le monde. De questionner
et de comprendre les enjeux actuels sans se laisser gagner par la déprime ambiante. De se pencher sur ce qui va bien, pour enfin voir le verre à moitié plein.
Alfalfa veut croire avec vous qu’un autre monde est possible. Que si
chacun de nous agit à son niveau et dans la mesure de ses possibilités le monde n’en sera que meilleur. Pas besoin de grands discours ni de personnalités connues. C’est en chacun de nous que le
changement doit s’opérer.
Nous allons découvrir ici des individus passionnés, et tout aussi passionnants,
qui tentent de changer les choses. A leur niveau individuel tout autant que dans des démarches plus collectives. Des individus qui agissent au quotidien, sans prétention, ni caméras. Des
personnes qui vivent leurs idées, tout simplement.
Pour ce premier numéro, nous sommes partis à la recherche de toutes ces
alternatives – mais il y en a tellement d’autres ! – qui peut-être feront le monde de demain. Carburant aux algues, toitures végétales, textiles en chanvre ou en bambou, protéines de soja… C’est
toute la logique de notre système qui se retrouve en pleine mutation. Toutes ces initiatives nous ont amenés à nous poser cette question : l’avenir sera-t-il végétal ?
La vegetal team d’Alfalfa s’est donc lancée à la poursuite de ces végétaux du
futur en tentant de comprendre leurs bienfaits mais aussi les polémiques qu’ils alimentent.
Après s'être tenue pendant neuf ans à Paris, la Veggie Pride française se
déroulera cette année à Lyon.
Deux autres Veggie Pride auront lieu le même jour dans d'autres pays: à Milan
et à Prague.
Nous espérons donc vous retrouver dans une de ces villes le 16 mai 2009 afin de
marcher ensemble et de prêter nos voix aux animaux.
À Lyon, le rendez-vous pour la Veggie Pride est à 14h00 place des Terreaux
(métro A, arrêt Hôtel de Ville). Le cortège traversera la Presqu'Île et sera ponctué de happenings variés, pour se terminer à place de la République, où des stands proposeront aux manifestants et
aux passants des informations sur le végétarisme ou la condition animale. À partir de 20h00, nous nous retrouverons en soirée au bar « Le Cactus » (12 Place st Paul, Métro D arrêt Saint
Jean).
Vous pouvez contribuer à faire de cette journée un évènement exceptionnel. La
participation de chacun est importante, notamment cette année puisque la Veggie Pride française se déroule dans une ville qui est moins peuplée et moins habituée aux manifestations que Paris.
Notre présence ne doit pas passer inaperçue.
Une petite délégation de CLEDA s’est déplacée jusqu’à Lyon pour participer à la
9ème édition de la Veggie Pride.
Le défilé s’est déroulé pendant 3 heures ( !) sous le soleil et dans la
bonne humeur, avec des slogans repris tels que « Ni dans les labos, ni dans les assiettes. Justice pour les animaux », « Ni viande, ni poisson, abolition »,
« On peut vivre sans tuer » ou « Végétariens, végétaliens, ni morts dans la bouche, ni sang sur les mains ». Il fut coupé par plusieurs petites actions (lectures de texte,
happening, etc.).
Au final, les manifestant-e-s ont été assez nombreux à répondre présent-e-s
puisque nous étions entre 300 et 400, score très honorable pour une première à Lyon.
A l’arrivée, une dizaine de stands d’associations comme Droits des animaux,
L214, Lausanimaliste, Association Végétarienne de France, Tahin Party, Végétariens Magazine, Un monde vegan, Veggie Pride, etc. proposaient au public de l’information.
La soirée fut ponctuée par une after : délicieux repas qui fera
oublier le manque de place.
Un grand merci aux organisateurs et organisatrices, à toutes les personnes qui
ont permis que cette 9ème édition ait pu se dérouler.
Et pour finir, un grand merci également au militant-e-s de Combactive pour leur
accueil chaleureux.
Deux petites vidéos pour donner une idée de
l’ambiance :
Contrairement à ce que voudrait nous faire croire M. Cagniac, directeur du
cirque « Zavatta fils », l’éléphante Kenya n’a pas été arrachée à sa famille (le cirque). Capturée il y a 21 ans au Zimbabwe, elle a été enlevée à sa vraie famille
biologique !
A la suite d’une des nombreuses décisions de justice prononcées à l’encontre de
Mr Cagniac, Kenya avait été remise à la « Fondation Assistance aux Animaux » qui de ce fait, en était le propriétaire légal !!! La remise de l’animal était donc
légitime !
Elle a été « confisquée » ce vendredi 10 avril 2009 au cirque
« Zavatta fils », installé sur le parking de Carrefour Quetigny (Côte d’Or), et la SPA ne peut que se féliciter d’avoir participé à la mise en application d'une décision de justice qui
permettra à Kenya de guérir.
Réfractaire à toute législation, Mr Cagniac avait déjà été condamné plusieurs
fois parce qu'il n'avait pas les autorisations nécessaires pour ses animaux. Aussi, cette saisie fait suite à des condamnations antérieures pour défaut de certificat de capacité, défaut
d’autorisation d’ouverture et maltraitance animale. Le certificat de capacité obtenu entre temps, ne remet pas en cause les condamnations prononcées antérieurement et ne le dispense
pas des sanctions prononcées à son encontre...
Ce cirque sillonnait depuis plus de 14 ans les routes de France en toute
impunité, au désespoir des nombreuses associations engagées dans la cause animale. Le propriétaire Arsène Cagniac avait également été condamné à de la prisons ferme et 500 euros d'amende pour
"récidive d'ouverture non-autorisée d'établissement présentant au public des animaux non domestiqués sans certificat" ».
Le dispositif mis à disposition pour la saisie de l’éléphante à Quetigny (80
hommes de la gendarmerie et de l’office national de la chasse) a été à la hauteur de la résistance que fait le cirque depuis plusieurs années.
En effet, plusieurs tentatives de libérer Kenya ont échoué du fait des moyens
insuffisants pour s’opposer à
la violence des ripostes du directeur et du personnel de ce
cirque.
Kenya est une éléphante d’Afrique et a des besoins physiologiques liés
son espèce : besoin d’une vie sociale, d’un contact avec l’eau, d’espace… Or cette éléphante vivait seule, dans quelques mètres carrés et sans accès à un point d’eau permanent… transportée dans
le noir dans un camion trop exigu, elle a fini par développer d’importants troubles du comportement, signes incontestables d’une détresse et d’un mal-être chronique (troubles développés
par la majeure partie des animaux détenus dans les cirques).
Cette « libération » pour un espace plus adapté à ses besoins était donc indispensable.
Aujourd’hui, Kenya a rejoint ses congénères dans une réserve de l’Ardèche où on
ne lui demandera plus de mettre sa vie en péril au travers d'exercices contraints et contre-nature, pour les applaudissements d’un public qui est loin d’imaginer qu’en se rendant dans les cirques
avec animaux, il participe à toute cette misère que les militants de la cause animale dénoncent pourtant avec virulence depuis bien des années !
S’il aimait vraiment Kenya, Mr Cagniac se réjouirait de lui offrir une retraite heureuse compte tenu de son
âge (25 ans) et de son état de santé.
Cette affaire relance la problématique que soulève l’exploitation des d’animaux
sauvages dans les établissements à caractère itinérant …