Lundi 25 mai 2009

 

 

Après s'être tenue pendant neuf ans à Paris, la Veggie Pride française se déroulera cette année à Lyon.

 

Deux autres Veggie Pride auront lieu le même jour dans d'autres pays: à Milan et à Prague.

 

Nous espérons donc vous retrouver dans une de ces villes le 16 mai 2009 afin de marcher ensemble et de prêter nos voix aux animaux.

 

À Lyon, le rendez-vous pour la Veggie Pride est à 14h00 place des Terreaux (métro A, arrêt Hôtel de Ville). Le cortège traversera la Presqu'Île et sera ponctué de happenings variés, pour se terminer à place de la République, où des stands proposeront aux manifestants et aux passants des informations sur le végétarisme ou la condition animale. À partir de 20h00, nous nous retrouverons en soirée au bar « Le Cactus » (12 Place st Paul, Métro D arrêt Saint Jean).

 

Vous pouvez contribuer à faire de cette journée un évènement exceptionnel. La participation de chacun est importante, notamment cette année puisque la Veggie Pride française se déroule dans une ville qui est moins peuplée et moins habituée aux manifestations que Paris. Notre présence ne doit pas passer inaperçue.

 

Pour lire le manifeste : http://www.veggiepride.org/fr/manifesto.html .

 

Pour plus d’information : http://www.veggiepride.org/fr/ .

 

 

Compte-rendu


Une petite délégation de CLEDA s’est déplacée jusqu’à Lyon pour participer à la 9ème édition de la Veggie Pride.

 

Le défilé s’est déroulé pendant 3 heures ( !) sous le soleil et dans la bonne humeur, avec des slogans repris tels que « Ni dans les labos, ni dans les assiettes. Justice pour les animaux », « Ni viande, ni poisson, abolition »,  « On peut vivre sans tuer » ou « Végétariens, végétaliens, ni morts dans la bouche, ni sang sur les mains ». Il fut coupé par plusieurs petites actions (lectures de texte, happening, etc.).

Au final, les manifestant-e-s ont été assez nombreux à répondre présent-e-s puisque nous étions entre 300 et 400, score très honorable pour une première à Lyon.

 

A l’arrivée, une dizaine de stands d’associations comme Droits des animaux, L214, Lausanimaliste, Association Végétarienne de France, Tahin Party, Végétariens Magazine, Un monde vegan, Veggie Pride, etc. proposaient au public de l’information.

 

La soirée fut ponctuée par une after : délicieux repas  qui fera oublier le manque de place.

 

Un grand merci aux organisateurs et organisatrices, à toutes les personnes qui ont permis que cette 9ème édition ait pu se dérouler.

Et pour finir, un grand merci également au militant-e-s de Combactive pour leur accueil chaleureux.

 


Deux petites vidéos pour donner une idée de l’ambiance :

 

 


Veggie Pride 2009 à Lyon - 16 mai 2009


Veggie Pride 2009 à Lyon

Place aux photos (sélection de l’album-photo que vous pouvez visionner en entier ici : http://www.monalbum.fr/Album=IRZI7XHB)











 

 

 

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Mardi 21 avril 2009

Communiqué de l'association Combactive

(plus d'information sur l'affaire : http://www.code-animal.com/cirques/cagniac.htm)



Contrairement à ce que voudrait nous faire croire M. Cagniac, directeur du cirque « Zavatta fils », l’éléphante Kenya n’a pas été arrachée à sa famille (le cirque). Capturée il y a 21 ans au Zimbabwe, elle a été enlevée à sa vraie famille biologique !


A la suite d’une des nombreuses décisions de justice prononcées à l’encontre de Mr Cagniac, Kenya avait été remise à la « Fondation Assistance aux Animaux » qui de ce fait, en était le propriétaire légal !!! La remise de l’animal était donc légitime !


Elle a été « confisquée » ce vendredi 10 avril 2009 au cirque « Zavatta fils », installé sur le parking de Carrefour Quetigny (Côte d’Or), et la SPA ne peut que se féliciter d’avoir participé à la mise en application d'une décision de justice qui permettra à Kenya de guérir.


Réfractaire à toute législation, Mr Cagniac avait déjà été condamné plusieurs fois parce qu'il n'avait pas les autorisations nécessaires pour ses animaux. Aussi, cette saisie fait suite à des condamnations antérieures pour défaut de certificat de capacité, défaut d’autorisation d’ouverture et maltraitance animale. Le certificat de capacité obtenu entre temps, ne remet pas en cause les condamnations prononcées antérieurement et ne le dispense pas des sanctions prononcées à son encontre...


Ce cirque sillonnait depuis plus de 14 ans les routes de France en toute impunité, au désespoir des nombreuses associations engagées dans la cause animale. Le propriétaire Arsène Cagniac avait également été condamné à de la prisons ferme et 500 euros d'amende pour "récidive d'ouverture non-autorisée d'établissement présentant au public des animaux non domestiqués sans certificat" ».


Le dispositif mis à disposition pour la saisie de l’éléphante à Quetigny (80 hommes de la gendarmerie et de l’office national de la chasse) a été à la hauteur de la résistance que fait le cirque depuis plusieurs années.

En effet, plusieurs tentatives de libérer Kenya ont échoué du fait des moyens insuffisants pour s’opposer à

la violence des ripostes du directeur et du personnel de ce cirque.


Kenya est une éléphante d’Afrique et a des besoins physiologiques liés son espèce : besoin d’une vie sociale, d’un contact avec l’eau, d’espace… Or cette éléphante vivait seule, dans quelques mètres carrés et sans accès à un point d’eau permanent… transportée dans le noir dans un camion trop exigu, elle a fini par développer d’importants troubles du comportement, signes incontestables d’une détresse et d’un mal-être chronique (troubles développés par la majeure partie des animaux détenus dans les cirques).

Cette « libération » pour un espace plus adapté à ses besoins était donc indispensable.


Aujourd’hui, Kenya a rejoint ses congénères dans une réserve de l’Ardèche où on ne lui demandera plus de mettre sa vie en péril au travers d'exercices contraints et contre-nature, pour les applaudissements d’un public qui est loin d’imaginer qu’en se rendant dans les cirques avec animaux, il participe à toute cette misère que les militants de la cause animale dénoncent pourtant avec virulence depuis bien des années !
S’il aimait vraiment Kenya, Mr Cagniac se réjouirait de lui offrir une retraite heureuse compte tenu de son
âge (25 ans) et de son état de santé.

 

 

 

Cette affaire relance la problématique que soulève l’exploitation des d’animaux sauvages dans les établissements à caractère itinérant …



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Jeudi 15 janvier 2009

Qu'est-ce que la Journée Mondiale pour l'Abolition de la Viande ?





La Journée Mondiale pour l'Abolition de la Viande est destinée à promouvoir auprès du grand public la revendication politique d'abolition du meurtre des animaux pour la viande. Six millions d'êtres sensibles sont tués dans le monde chaque heure (!) pour être transformés en viande, sans même compter le massacre des poissons, qui sont bien sûr pris en compte dans la revendication d'abolition de la viande. La consommation de viande cause plus de souffrances et de morts qu'aucune autre activité humaine alors qu'elle n'est en rien nécessaire.

De nombreux collectifs se mobiliseront pour promouvoir la perspective de l'abolition de la viande. Il ne s'agira pas seulement de promouvoir le  végétarisme/véganisme auprès des individus mais d'exprimer à la société que la pratique d'assassiner les animaux pour les manger devrait être abolie. Nous espérons que cette initiative fortifiera le mouvement animaliste au fil des années. Il est important de s'adresser aux consommateurs, mais nous devons commencer à nous adresser aussi aux citoyens tout comme l'ont fait les militants pour l'abolition de l'esclavage, qui alors même qu'ils étaient nettement minoritaires non seulement demandaient à la population de boycotter le sucre produit par les esclaves, mais exprimaient aussi clairement l'idée que l'esclavage devrait être interdit. Il importe aujourd'hui d'interpeller clairement la société tout entière au sujet de la viande, afin qu'elle ne puisse plus éviter les conséquences d'un débat public sur la légitimité de cette pratique.

A l'occasion de cette journée de sensibilisation, des conférences, des actions de rue, des distributions de tracts ainsi que des stands d'information seront organisés pour propager l'idée que la consommation de viande ne saurait être justifiable d'un point de vue éthique et doit donc pour cette raison être abolie - de même que l'esclavage humain l'a été dans son temps.

Voici la vidéo d'une action originale pour l'abolition de la viande, faite par des activistes suisses en 2007 (pouvant bien sûr être reprise par d'autres collectifs) :



En espérant vous voir nombreux à utiliser votre voix pour les animaux et participer à la Journée Mondiale pour l'Abolition de la Viande, nous vous présentons nos meilleures salutations.

Comité de lancement de la Journée Mondiale pour l'Abolition de la Viande


Sites internet :


 



La résolution :

 

Parce que la production de viande implique de tuer les animaux que l'on mange,

parce que nombre d'entre eux souffrent de leurs conditions de vie et de mise à mort,

parce que la consommation de viande n'est pas une nécessité,

parce que les êtres sensibles ne doivent pas être maltraités ou tués sans nécessité,

l'élevage, la pêche et la chasse des animaux pour leur chair, ainsi que la vente et la consommation de chair animale, doivent être abolis.


 

Pour la France, on sait déjà qu'il y aura des actions à Besançon, Rennes, Paris, Lyon, Die, Montpellier, Metz (autres villes candidates bienvenues, et participants aux actions déjà prévues bienvenus aussi).

 


Voir les lieux exacts mis à jour au fur et à mesure : http://www.nomoremeat.org/fr/actionsFR 

 

A Paris, il y aura un rassemblement devant l’Opéra-Bastille, à Bastille, de 14 h à 18 h.

Au programme : stand d’information, distribution de tracts, visuels, etc.




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Mardi 6 janvier 2009

La fourrure

 
Porter de la fourrure, c’est porter de l’animal mort. Ce sont 60 millions d’animaux qui, chaque année, sont exploités, tués pour le commerce de la fourrure.


La majeure partie des peaux utilisées provient d’élevages dans lesquels les conditions de vie sont d’une grande cruauté. Les animaux sont enfermés dans de petites cages dont le grillage provoque des blessures et malformations aux pattes. Ils souffrent de troubles profonds dus à la captivité. Les conditions d’abattage sont divers : injection dans le cœur, électrocution, asphyxie, décharge de carabine, gazage, étouffement, dépeçage à vif… permettant aux animaux d’en finir avec le long calvaire qu’ils ont dû endurer lors de leur enfermement.


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En dehors de l’élevage, il reste les animaux « sauvages » qui sont capturés par le biais de pièges. Ces derniers sont des armes terrifiantes tant les animaux souffrent. Les membres sont broyés et il est rare que les animaux meurent sur le coup et peuvent rester ainsi sur place pendant plusieurs jours en vivant dans de grandes souffrances avant que le trappeur ne vienne les « chercher ».

 
(source : tract « pourquoi refuser la fourrure » du collectif antispéciste de Paris, http://antispesite.free.fr/tracts/FourrureCoul.pdf)
 



Pour un manteau, sont tués :
         
    - 60 visons,
    - 20 renards,
    - 200 chinchillas,
    - 15 castors,
    - 24 chats,
    - 40 lapins.

(Source : Fourrure Torture, http://www.fourrure-torture.com)



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                                                                  Les 2 photos de droite : CAFT 
http://www.rabbitfur.org


Actions :


- Journée sans fourrure le samedi 10 janvier 2009, pour retrouver les villes relayant la journée : http://www.fourrure-torture.com/journee-sans-fourrure.html


A l’occasion de la journée sans fourrure, relayée en France par Fourrure Torture http://www.fourrure-torture.com, CLEDA tiendra une petite table de presse sur le thème de la fourrure le samedi 10 janvier sur le marché de Villejuif, de 10 h à midi.

.

- Signer la pétition demandant l’arrêt de la production, de l’importation et de la vente de fourrure : http://www.fourrure-torture.com/petition-anti-fourrure.html.


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Dimanche 5 octobre 2008

Le fois gras, ça nous gave !   camegave2.JPG

 

Le foie gras est l’organe malade d’une oie ou d’un canard, gavé de force plusieurs fois par jour au moyen d’un tube de métal enfoncé dans la gorge jusqu’à l’estomac. Pour contraindre son corps à produire du foie gras, il doit ingérer en quelques secondes une quantité de maïs telle que son foie finit par atteindre presque dix fois sa taille, et développe une maladie : la stéatose hépatique.

En se débattant lorsque le tube s'enfonce, ou par la simple contraction de son oesophage provoquée par le besoin de vomir, il risque l'étouffement et des perforations mortelles au cou.

L'enfoncement du tube provoque des lésions du cou où se développent des inflammations douloureuses et des germes chez l’animal. Suite au choc du gavage, il est immédiatement pris de diarrhées et de halètements. En outre, les dimensions de son foie hypertrophié rendent sa respiration difficile, et ses déplacements pénibles.

Si ce traitement était poursuivi, il provoquerait la mort des animaux gavés. L’abattage intervient à temps pour masquer les conséquences du gavage : les animaux gavés sont vingt fois plus nombreux à mourir que dans les autres élevages.

Pour la plupart de ces animaux le calvaire ne s'arrête pas à la brutalité du gavage. Beaucoup sont amputés d'une partie de leur bec, sans anesthésie, à l'aide d'une pince ou d'une simple paire de ciseaux. Parmi ceux qui tiennent jusqu'au jour d'abattage, beaucoup ont les os brisés lorsqu'ils sont transportés, manipulés et enfin accrochés la tête en bas pour être électrocutés puis égorgés.

Comment le simple plaisir de manger son foie peut-il justifier de faire subir une vie si misérable à un être sensible qui, comme nous, ressent la souffrance et la détresse ?

 
(Ce texte - partiel - provient d’un ancien tract « le foie gras est le foie malade d’un animal torturé et tué » édité par Stop gavage).

Plus d’information sur le gavage des oies et des canards :
http://www.stopgavage.com
http://www.animauzine.net/Un-tract-foie-gras.html?var_recherche=foie+gras
http://www.lesfurieusescarottes.com/spip/spip.php?article68



D’autres vidéos de stop gavage en cliquant sur ce lien : http://www.stopgavage.com/videos.php.

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Actions !

CLEDA et L 214  http://www.l214.com organisent en cette fin d'année quelques stands d'information, les

- Samedi 25 octobre 2008,
- Dimanche 9 novembre 2008,
- Samedi 22 novembre 2008,
- Dimanche 7 décembre 2008,
- Samedi 20 décembre 2008.

De 14 h 30 à 18 h, sur la place Joachim du Bellay (Fontaine des Innocents au Forum des Halles), dans le 1er arrondissement de Paris.

Venez nombreuses et nombreux !

Merci de nous contacter (par mail ou téléphone) afin d’avoir confirmation des dates et lieu(x).


- Quelques affiches à imprimer, photocopier et afficher :
http://www.animauzine.net/IMG/pdf/06_CacherOie.pdf
http://www.massacreanimal.org/pdf_fr/aff_foie2.pdf

- D'autres à commander auprès de L 214 :
http://www.stopgavage.com/materiel.php#affiches


- Le Manifeste pour l’abolition du foie gras  peut être signer en ligne (ou sur les stands de CLEDA, par exemple !) à cette adresse : http://www.stopgavage.com/manifeste.php

 
Si vous avez d’autres initiatives à nous signaler, nous nous ferons un plaisir de les ajouter.




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Lundi 4 août 2008

Le 21 mai dernier plusieurs organisations de protection animale ou de promotion des droits des animaux ont été victimes d’opérations policières violentes en Autriche : perquisitions brutales dans les bureaux et domiciles privés, saisie des ordinateurs et autres matériels et documents, mise en garde à vue de 10 activistes, sans qu’aucun fait précis et avéré ne leur soit reproché. Sept des dix personnes arrêtées ont déclenché une grève de la faim pour protester contre la violation de leurs droits. L214 vous invite à réagir en écrivant aux autorités autrichiennes, en signant la pétition en ligne et en écrivant aux prisonniers.

 

Témoignages de quatre prisonniers

Message de Martin Balluch au mouvement international pour les droits des animaux

Ma vie a basculé le mercredi 21 mai. Nous avions préparé une nouvelle campagne portant sur une modification de la constitution en faveur des animaux, qui aurait été soumise au vote du Parlement début juillet. Cette campagne devait être lancée le lendemain même. Pour cette campagne, nous avions réussi à unir le mouvement tout entier en Autriche, à faire que tous tirent dans la même direction. Comme ceux d’entre vous qui me connaissent le savent, c’est là l’un de mes principaux objectifs : unifier le mouvement pour en redoubler la force.

Mais cette campagne ne devait pas voir le jour. Mercredi, au petit matin, la police a lancé la plus violente attaque jamais connue dans l’histoire autrichienne moderne contre un mouvement pour la justice sociale et contre des ONG. Des centaines de policiers armés et masqués ont défoncé les portes de 21 domiciles privés et de 6 bureaux appartenant à des ONG différentes, et celui d’un dépôt contenant du matériel utilisé dans des manifestations. 25 personnes ont été arrêtées et interrogées par la police. 10 personnes ont été placées en garde vue, dont moi-même.

Afin de « m’attraper », la police a fait irruption non seulement chez moi, mais aussi chez deux de mes frères ainsi que chez mon amie.

Des policiers cagoulés de noir se sont précipités à travers la porte brisée et ont couru arme au poing jusqu’à nos lits. Ils ont pointé leurs pistolets sur ma tête et m’ont jeté nu hors de mon lit. Mon frère a été plaqué contre un mur, un pistolet pointé sur le cou.

L’une des dix personnes que la police avait l’intention d’arrêter n’était pas chez elle. Alors, ils lui ont téléphoné et… devinez quoi ? Il s’est présenté en toute confiance au commissariat, ne redoutant pas le moindre ennui.

Aujourd’hui, 19 jours plus tard, il moisit encore dans une cellule, et il ne sait pas pourquoi. Notons qu’il s’agit du directeur de campagnes de l’association bien connue Four Paws, implantée dans 6 pays différents.

Après nous avoir arrêtés, la police a fouillé chacune de nos maisons, y compris les domiciles de ceux de mes frères qui ne sont pas impliqués dans le mouvement pour les animaux. La police a principalement saisi des ordinateurs, mais aussi des brochures, des livres, des vidéos et des téléphones portables.

On pourrait imaginer que cette opération policière à grande échelle est la réaction d’un État confronté à un haut niveau de criminalité lié à la question animale. Mais le fait est qu’au contraire l’activité de l’ALF en Autriche est beaucoup plus faible que dans les autres pays où le mouvement pour les droits des animaux est bien implanté.

On pourrait imaginer aussi que la police avait reçu des informations selon lesquelles de dangereuses attaques de l’ALF se préparaient, ou lui indiquant des caches de bombes incendiaires et de matériel terroriste. Rien n’est plus faux. Ils n’avaient reçu aucune information de la sorte, et ils n’ont même pas cherché ce genre de matériel. La seule chose qui les intéressait, c’était les ordinateurs, les livres et les vidéos, c’est-à-dire des objets qui disent quelque chose de la façon d’être des personnes arrêtées. Voilà de quoi il s’agit : de ce que des gens sont et font, pas de crimes spécifiques.

Si la police détenait de quelconques éléments à charge contre les personnes arrêtées concernant des crimes ou délits qu’elles auraient commis, ces éléments seraient maintenant dits et connus. Mais les ordres d’arrestation parlaient d’autre chose. Voici le motif de notre arrestation à tous : « constituer une vaste organisation criminelle dotée d’une structure hiérarchique à la façon d’une entreprise. » Et les crimes que cette organisation est supposée avoir commis sous le nom d’ALF se sont rien de moins que la TOTALITÉ des délits liés à la cause animale qui se sont produits en Autriche ! On dirait une blague. Ce n’en est pas une. Tous les délits liés à la cause animale : chaque serrure engluée, chaque pneu crevé, chaque fenêtre fracturée… mais aussi – croyez-le ou non – chaque altercation, chaque manifestation, chaque enquête menée incognito sans aucun caractère délictueux, et cela concernant tous les domaines possibles : la fourrure, la vivisection, l’élevage industriel, le cirque… Notre organisation criminelle est supposée avoir accompli tout cela.

On pourrait imaginer que, vous soupçonnant de tant de crimes odieux, la police et le ministère public viendront vous interroger après votre arrestation. Erreur là encore ! Depuis que j’ai été placé en détention préventive, personne ne m’a posé la moindre question sur cette affaire. Mon avocat a demandé à la police de voir les éléments à charge et c’est ainsi que nous avons vu quelques 2500 pages. On trouve notamment dans ces pages des expertises médico-légale de quelques-uns des délits liés à la cause animale commis ces deux dernières années, y compris la recherche de traces d’ADN sur un verrou placé sur une porte. Et aucune preuve contre aucune des 10 personnes arrêtées. La police a aussi mis nos téléphones sur écoute, nous a mis sous surveillance, a placé des caméras pointant sur nos portes, a introduit des taupes dans nos groupes et a lu nos courriels. Tout cela deux ans durant ! Et ils n’ont rien trouvé. Alors ils ont lancé la grosse opération policière, cherchant désespérément à découvrir quelque chose à nous reprocher, n’importe quoi, fût-ce des indices de fraude fiscale.

Voici comment sont justifiés mon arrestation et mon placement en détention préventive. Il existe une délinquance associée à la cause animale, même si elle est relativement faible. Il doit donc y avoir une grosse organisation dotée d’une structure hiérarchique, conduite à la manière d’une entreprise, qui est responsable de cette activité. Puisque je milite depuis des années pour les animaux, puisque je suis influent, et puisque j’ai des contacts internationaux, je dois être le chef de cette organisation. Point final. Voilà les preuves à charge. Vous arrivez à y croire ? Moi non, mais d’après tout ce que je vois, cela semble être la réalité.

Mais comment est-il possible que je me retrouve en détention préventive au nom d’un motif de « suspicion » aussi absurde ? Bonne question. Deux semaines durant, on ne m’a communiqué aucune information sur la raison de mon arrestation. Puis, j’ai pu avoir accès au « dossier » et je suis passé devant un juge le vendredi 6 juin. Le procureur a donné lecture de la liste entière des crimes et délits liés à la cause animale des 11 dernières années, ainsi que d’actions sans caractère délictueux. Ce fut passablement long. Ensuite, il a déclaré que j’étais soupçonné d’être à la tête d’une organisation criminelle responsable de la totalité de ces faits. Mon avocat a dit qu’il n’y avait aucune preuve. Ensuite, j’ai voulu faire une déclaration, mais la juge ne m’y a pas autorisé. Elle m’a simplement tendu un verdict tout préparé, qui stipulait que je devais rester en détention provisoire quatre semaines de plus, et qu’ensuite elle examinerait mon cas à nouveau. Elle a procédé de la même façon avec chacune des 10 personnes arrêtées, y compris le directeur de campagnes de Four Paws International.

Qu’y a-t-il donc derrière tout cela ? Je pense qu’il s’agit de l’attaque la plus grave contre le mouvement pour les droits des animaux qui se soit jamais produite dans le monde depuis que ce mouvement existe. Il y a 11 ans, nous nous sommes lancés dans une nouvelle forme de militance en Autriche. Nous avons utilisé la tactique classique des campagnes sur le terrain, le contact avec les media, et des actions de désobéissance civile, afin d’obtenir des réformes législatives. Et nous avons connu beaucoup de succès. D’abord, nous avons fait interdire l’élevage d’animaux à fourrure, puis les animaux sauvages dans les cirques, puis les cages en batterie et l’expérimentation sur les singes et, dernièrement, l’élevage de lapins en cage. Ces succès ont beaucoup inquiété des groupes puissants dans la société. Une fois obtenue l’interdiction de l’élevage des poules en batterie en 2004, nous avons commencé à ressentir une répression policière croissante. La section anti-terroriste de la police a commencé à nous surveiller et à nous diffamer en diffusant des communiqués disant que nous étions soupçonnés d’activités criminelles. Puis, le ministre de l’intérieur nous a publiquement qualifié de groupe violent. Nous avons tenté de porter plainte contre lui pour cela, mais la plainte n’était pas recevable en raison de l’immunité dont il bénéficiait en tant que ministre. Lorsqu’il a été questionné au Parlement à ce sujet, il a cependant admis que son accusation s’était fondée sur des hypothèses erronées. Nous l’avons traité publiquement de menteur. Il est significatif qu’il n’ait pas réagi.

Enfin… nous avons cru qu’il ne réagissait pas. A peu près à la même époque, un groupe spécial de police fut constitué et il démarra une opération de surveillance à grande échelle, visant à la fois des ONG et des individus du mouvement pour les droits des animaux. Vous connaissez déjà la suite.
Comme après des années de surveillance intensive, la police n’avait toujours pas découvert d’éléments à charge, ils durent se contenter de nous déclarer suspects d’avoir commis un délit pour lequel il n’est pas nécessaire d’apporter de preuve. Selon la loi, il est illégal de former une grande organisation (c’est-à-dire une organisation de plus de 10 personnes), possédant une structure hiérarchique et conduite à la façon d’une entreprise, dont le but est d’influer sur la vie politique ou économique, et qui à cette fin commet aussi des crimes et délits, au moins occasionnellement. Puisque nous menons des campagnes pour influer sur la vie politique et économique, et puisqu’il existe une forme de délinquance – peu développée, concernant des délits mineurs – liée à la cause animale, et même si nous n’y sommes mêlés en rien, cela a suffit au Procureur général pour utiliser cette loi, pour la première fois dans l’histoire, à l’encontre d’une ONG. Et n’oubliez pas, parmi les « crimes » recensés par l’accusation figurent des distributions de tracts, des blocus, et des enquêtes menées incognito dans des élevages intensifs. C’est une évolution très inquiétante. La police est en train d’utiliser la loi anti-terroriste contre des campagnes non délictueuses relevant de l’exercice légitime des droits politiques. Amnesty International a exprimé son inquiétude. Un député du parti des Verts m’a rendu visite en prison et les Verts ont exprimé leur désapprobation et questionné le ministre de l’intérieur au Parlement. Mais il s’est refusé à tout commentaire. Au lieu de quoi, le Procureur général à diffusé un communiqué de presse diffamatoire disant que nous étions suspectés d’être les auteurs d’incendies et « d’attaques au gaz ».

Il s’agit d’une opération politique : une attaque de grande envergure contre des campagnes visant à réformer les lois qui se sont avérées efficaces. Je vous en prie, faites entendre vos protestations contre les criminels qui sont les instigateurs de cette attaque, et qui sont probablement haut placés dans le gouvernement.

Je soutiendrai ce mouvement de protestation autant que je le pourrai. Dès mon arrestation, j’ai entamé une grève de la faim. Mis à part une collation avant mon passage devant la juge, je n’ai rien mangé depuis. J’ai passé la dernière semaine à la prison de l’hôpital. J’ai des troubles de la vision et me suis déjà évanoui une fois. Ils ont dit qu’ils commenceraient bientôt à m’alimenter de force.

J’ai besoin de votre aide. Je compte sur vous. Merci de tout le soutien que vous nous avez déjà apporté. Je vous en prie, croyez-moi quand je vous dis qu’il n’y a vraiment aucune preuve de quelque activité criminelle que ce soit me concernant. Il n’y en pas maintenant, et il n’y en aura jamais.

Martin Balluch
Association autrichienne contre les fabriques d’animaux
Depuis l’hôpital de la prison de Vienne
9 juin 2008




 
Lettre de Felix

Chers amis, soutiens et personnes intéressées,

Je n’arrive toujours pas comprendre ce qui m’est arrivé. C’est comme un mauvais film. Aujourd’hui, je suis en prison depuis trois semaines et un jour, et je n’ai toujours pas eu entièrement accès au dossier d’accusation. Ce dont je suis accusé est toujours opaque !

Mais une chose est sûre, je continuerai à militer pour les droits des animaux et le véganisme, et je ne laisserai pas l’État m’intimider pour que j’arrête !

L’ampleur de la solidarité est incroyable. Je suis ému presque jusqu’aux larmes quand je vois le nombre de personnes qui prennent position pour les droits des animaux et contre cette brutalité policière arbitraire.

Il semble qu’il y ait de plus en plus de gens qui soient prêts à se battre de façon désintéressée pour un monde meilleur.

Amicalement, Felix



Lettre d’Elmar

Cher lecteur,

Je fais partie des dix militants pour les Droits des animaux qui ont été arrêtés de manière totalement imprévisible il y a environ trois semaines, suite à 23 opérations policières en Autriche.

Le mercredi 21 mai, peu après 6 heures du matin, plusieurs policiers masqués de la WEGA ont détruit ma porte d’entrée et m’ont réveillé en hurlant. Ils avaient des armes pointées sur moi.

Immédiatement, ils ont pris mon téléphone portable et au moins 20 policiers en civil ont commencé à fouiller et à mettre sens dessus dessous mon appartement, la cave et ma voiture.

J’étais en état de choc complet. Je ne savais pas que j’avais le droit de demander à ce qu’une personne de confiance puisse être présente pendant la fouille, et le résultat a été qu’il m’a été impossible de vérifier que les biens saisis provenaient réellement de mon domicile.

À ce moment-là, je me disais que tout cela devait être une erreur et je pensais pouvoir me rendre à mon travail quelques heures plus tard, comme d’habitude.

Lorsqu’un fonctionnaire m’a suggéré d’emporter un livre pour lire, j’ai été troublé. J’ai pris le premier que j’ai pu attraper sur une étagère. Ce livre allait devenir très important pendant les trois semaines à venir : Le procès de Kafka.

Ce n’est qu’après plusieurs heures et plusieurs interrogatoires, officiels ou non, au poste de police que j’ai vraiment pu lire mon mandat d’arrêt et de perquisition.

Dans le mandat, j’ai trouvé des références très générales à des douzaines de délits ayant eu lieu depuis 1997, commis par des personnes non nommées - « personnes émanant du milieu militant pour les Droits des animaux ». L’un d’entre eux était censé être une attaque à la bombe puante contre des magasins de fourrure.

Apparemment, ces délinquants anonymes ont revendiqué la responsabilité de ces actes sous le nom de l’A.L.F. (Front de Libération Animale). Résultat, les crimes ont été attribués à une « organisation criminelle ».

« Par conséquent » - comme il est trompeusement écrit à la fin du mandat d’arrêt -, il y a suspicion contre « l’organisation criminelle ». Sans aucune indication tangible et sans aucune preuve, voici comment on se retrouve très vite emprisonné dans ce pays.

Théoriquement, au moment de l’arrestation, l’avocat de la défense devrait avoir « un accès complet et exhaustif » aux dossiers. Ceux d’entre nous qui ont eu de la « chance » ont eu accès à 25 % des dossiers après deux jours, les autres ont dû attendre bien plus longtemps.

Dans ces 1 000 pages, mon nom n’apparaît qu’une fois : totalement hors contexte, comme un nom à rechercher dans l’un des PC saisis.

Après trois jours passés en cellule, j’ai été placé en détention préventive. Il y aurait risque de complicité, mais je ne sais pas de quoi je pourrais être « complice ». Il me semble qu’il s’agit de codage de données.

Par désespoir et pour protester contre les mesures prises, qui me semblent totalement injustifiées, j’ai entamé une grève de la faim le lendemain. La Convention internationale des droits humains stipule que : « Toute personne arrêtée doit être informée, dans le plus court délai et dans une langue qu’elle comprend, des raisons de son arrestation et de toute accusation portée contre elle. »

Huit jours après mon arrestation, j’ai reçu une autre petite partie de mon dossier. Sur trois appels téléphoniques, qui ont été enregistrés, où je philosophe d’une façon générale sur le codage de données, le procureur général et le juge arrivent à la conclusion que je suis un « expert en traitement de données » pour cette « organisation criminelle ». Exactement comme « M. K. » dans « Le Procès ». Je ne sais toujours pas quel délit je suis supposé avoir commis !

Mes faibles espoirs que la vérité soit rétablie et que la justice soit respectée sont finalement en train d’être détruits après 17 jours d’emprisonnement en isolement et 12 jours de grève de la faim.

Le 6 juin, lors de l’audition de détention préventive, les arguments et les faits n’étaient plus pertinents. Bien que nos objections soient sensées (emploi abusif du §278a, manque total de preuves et de soupçon de délit), non seulement le tribunal n’a pas été impressionné, mais il n’a fait absolument aucun commentaire. Les juges – théoriquement – indépendants ont signé un document apparemment préparé et imprimé d’avance pour une prolongation de la détention préventive.

Ma confiance dans l’État constitutionnel a définitivement disparu. Mon emploi probablement aussi.

D’un point de vue affectif, mais aussi officiel, une grève de la faim semble plus justifiée que jamais.

Tous les 10, nous avons peur que l’Autriche n’ait rien appris de l’« Opération Spring » : un film autrichien concernant des enquêtes de police et des poursuites contre des Africains soupçonnés d’appartenir à un réseau de trafic de drogue nigérian. Le film pose la question de savoir si les accusés ont jamais eu la chance d’avoir un jugement équitable.

http://www.operation-spring.com/spring/sites/frs_e.htm

Amicalement, DI Elmar Völkl



Lettre de Chris

Salut

Je suis en prison maintenant depuis quatre semaines – sans aucune raison ! La première semaine, j’ai été détenu à Innsbruck, après que la police ait fouillé pendant quatre heures toute notre maison, dans laquelle vivent ma femme et nos trois enfants. Pendant la fouille de la maison, j’ai dû rester assis menotté dans la cuisine.

Le jeudi 29 mai 2008, j’ai été transféré à la prison de Wr. Neustadt. Wr. Neustadt semble être plutôt plus « confortable » - si un prisonnier peut employer ce mot – comparé à Innsbruck.

La nourriture végane à Wr. Neustadt est bien meilleure qu’à Innsbruck. Pendant toute la semaine passée à Innsbruck, j’ai seulement eu du pain complet, une ou deux fois du riz complet et de la salade dont j’ai dû rincer l’assaisonnement parce que personne n’a pu m’en donner les ingrédients. Lorsque j’ai demandé de la nourriture végane, le fonctionnaire et le médecin m’ont dit : « Ici, c’est une prison, par un centre de remise en forme ! ». Ici, à Wr. Neustadt, ils cuisinent aussi pour les végans. Par exemple, aujourd’hui, nous avons eu du tofu pour la première fois.

Chaque jour en prison est pratiquement identique aux autres. À six heures du matin, les néons s’allument dans les cellules. Nous devons faire nos lits avant sept heures, et pendant la journée nous sommes seulement autorisés à nous allonger sur les lits complètement vêtus et non recouverts d’une couverture. À sept heures, c’est le petit déjeuner. Les végans reçoivent des bananes, du pain complet, de la margarine et de la confiture.

Vers huit heures, les premiers prisonniers sont autorisés à sortir dans la cour – une heure par jour, et c’est la seule heure passée à l’extérieur. À la prison d’Innsbruck, la cour était uniquement recouverte de bitume et on ne pouvait voir que des clôtures et des murs, mais ici, à Wr. Neustadt, il y a de l’herbe et même un arbre, un sorbier.

Les lundis et les jeudis, nous sortons dehors un peu plus tard, parce que ces jours-là nous pouvons nous doucher par groupes de quatre à huit détenus. Lorsque nous sommes dehors, un fonctionnaire et trois ou quatre caméras nous observent. La plupart des prisonniers marche très lentement, ou simplement s’assoit et fume. Je marche très vite, parce que j’ai l’habitude de faire de l’exercice. Je dépasse souvent les autres prisonniers d’environ trente tours. J’essaie d’apprécier et d’utiliser la seule heure à l’extérieur aussi bien que possible.

C’est le seul moment que je passe avec d’autres prisonniers, à part la personne avec laquelle je partage ma cellule. Les autres prisonniers sont là, par exemple, pour vol ou attaque à main armée. Beaucoup d’entre eux devront rester en prison longtemps. Ceci rend encore plus grotesque le fait d’être ici parce que je suis accusé d’appartenir à une « organisation criminelle ».

Il semble que je sois le seul non fumeur de la prison. Depuis mon arrestation le mercredi 21 mai, j’ai partagé ma cellule avec cinq personnes différentes, trois à Innsbruck et deux à Wr. Neustadt. Quatre sur les cinq présentaient des symptômes de manque de drogue, tous étaient des fumeurs invétérés.

Les personnes qui ont des symptômes de manque sont vraiment épuisantes. Le prisonnier avec lequel je partage ma cellule actuellement a, par exemple, dans la nuit de dimanche à lundi, vomi toutes les 15 minutes dans un seau, sur le lit superposé du haut, pendant que j’étais allongé dans le lit du dessous. Bien que je ne comprenne pas les gens qui prennent des drogues et que je sois totalement contre, je me sens navré pour ces gens.

Vers onze heures et demie, on nous donne le déjeuner. Vers cinq heures du soir, c’est le dîner. Le matin, j’écris, je lis ou je dessine principalement. Après le déjeuner, je regarde souvent la TV. À deux heures et demie de l’après-midi, je regarde toujours Bob l’éponge à la TV.

Il y a quelques jours, j’ai reçu un carnet de dessin et des aquarelles. Je suis en train de faire mon autoportrait et un portrait de mon codétenu, parce qu’il me l’a demandé. J’ai aussi commencé à dessiner les portraits de mes trois enfants à partir de leurs photos, que j’ai avec moi.

Depuis que j’ai été arrêté, j’ai écrit presque une centaine de pages, un peu comme un journal et des réflexions à propos de mon arrestation. J’ai aussi répondu à toutes les lettres de ma famille et de mes amis. Je reçois beaucoup de courrier, cette semaine j’ai déjà reçu dix cartes postales et quatre ou cinq lettres – j’aime recevoir du courrier, particulièrement de ma femme et de mes enfants.

Le pire, ici en prison, est d’être séparé de ma femme adorée et de mes enfants chéris. Je ne peux décrire à quel point ils me manquent. Mon fils aîné, Samuel, a dix ans. Il a été tellement choqué par mon arrestation qu’à sa première visite il n’a pas pu s’arrêter de pleurer. Noah a cinq ans. Je ne peux pas oublier les signes d’au revoir qu’il me faisait lorsque j’ai été arrêté. Ma fille Talia, deux ans, est la plus jeune. Je suis très inquiet pour ma relation avec elle. Notre relation pourrait être sérieusement détériorée suite à cette séparation. Je dois me forcer à arrêter de penser à tout cela, sinon je sens que je deviens fou d’inquiétude. Karin, Talia, Noah et Samuel, vous ne pouvez pas imaginer à quel point vous me manquez. À part la souffrance de ne pas pouvoir être avec ma femme et mes enfants, je m’inquiète pour notre avenir suite à cette arrestation, et particulièrement pour notre situation financière.

Bien que je travaille la plupart du temps à mes activités artistiques – que vous pouvez voir sur www.radikalkunst.net – je travaille aussi depuis dix ans comme restaurateur pour un archéologue. Je m’occupe du nettoyage, de la préservation et de la restauration de découvertes archéologiques – principalement du Moyen-âge. J’espère vraiment que je pourrais continuer mon travail après ma libération – qui devrait d’ailleurs avoir lieu maintenant, puisque je suis innocent.

Je peux continuer à créer aussi ici en prison, même si je n’ai pas le matériel ni les outils, je peux dessiner et concevoir – et je peux écrire. Ma cellule fait environ 2,5 x 6 mètres. Dedans, il y a un lit superposé, deux placards, une étagère, une table, deux chaises, un lavabo et des wc à part. Il y a aussi une fenêtre avec des barreaux. Dans la cellule, nous avons aussi la télévision et une radio, ce que je n’avais pas à Innsbruck où je suis resté une semaine entière.

À Wr. Neustadt, je suis dans la cellule 9 et mon numéro de prisonnier est 91001.

Lorsque je vois les émissions pour enfants que je regarde à la maison avec les miens, je ne peux m’empêcher de pleurer. Même des images de familles heureuses ou d’enfants, ou les mots « famille », « enfants » ou « maison » suffisent à me frustrer et à me faire pleurer. Je pense que le temps passé en prison serait plus facile si je n’avais pas une famille dont je suis séparé. D’un autre côté, ma famille est une des raisons pour lesquelles cet emprisonnement sans aucune accusation doit cesser rapidement.

Même si je suis désespéré parce que je suis séparé de Karin, Talia, Noah et Samuel, et même si j’ai peur pour notre situation économique, je suis sûr que je sortirai de prison vivant.

Pas comme les millions d’animaux qui, chaque année, meurent après leur emprisonnement. Est-ce que faire quelque chose d’artistique et d’actif contre cette injustice est un délit ?

Depuis la prison, salutations pour Karin, Talia, Noah et Samuel, je vous aime !
Chris


 

Quelques idées d’action en soutien aux prisonniers incarcérés

A ce jour, il n’y a pas d’espoir de libération prochaine. Il est important de continuer à soutenir les militants incarcérés, d’informer la population qui n’est quasiment pas au courant car les médias font la sourde oreille, de protester auprès des autorités (ambassades, etc.).

Voici quelques idées :

- Organiser une table d'information : deux tracts http://clam34.org/comite-Mtp-soutien-militants-autrichiens/docstand/tract.pdf et http://clam34.org/comite-Mtp-soutien-militants-autrichiens/docstand/tract1.pdf,  une pétition papier : http://clam34.org/comite-Mtp-soutien-militants-autrichiens/docstand/petition.pdf .

 - Faire un affichage sur les murs autorisés, librairies, facs, à votre travail, tables de presse, etc. 2 affiches : http://clam34.org/comite-Mtp-soutien-militants-autrichiens/docstand/affiche.pdf et http://animauzine.net/Afifche-demandant-la-liberation.html

 - Signer les pétitions en ligne : http://www.gopetition.com/petitions/freedom-for-the-austrian-animal-rights-advocates.html et http://www.evana.org/index.php?id=34373&lang=fr

 - Ecrire des courriers de soutien aux prisonniers : http://www.l214.com/repression-autriche-contre-protection-animale

 - Ecrire des courriers de protestation  (en français) auprès de l'ambassade et des consulats d'Autriche en France : http://droitsdesanimaux.net/actu/repression_contre_mouvement_animaliste_autriche.html

 - Faire un don aux prisonniers : http://www.pro-tier.at/soli-spenden.html

 

 Plus d'information :

http://clam34.org/comite-Mtp-soutien-militants-autrichiens/
http://www.l214.com/repression-autriche-contre-protection-animale
http://www.austriasolidarity.com/news.php?lng=fr
http://droitsdesanimaux.net/actu/repression_contre_mouvement_animaliste_autriche.html
http://www.evana.org/
http://www.lesfurieusescarottes.com/spip/spip.php?article141

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Mardi 27 mai 2008

Il nous semble intéressant d’organiser pour la troisième année consécutive une Journée contre le spécisme le week-end du 7 juin car cette date s’inscrit dans la continuité d’autres évènements : la Journée internationale sans viande (mars), la Semaine mondiale de libération des animaux de laboratoire (avril), la Veggie pride (mai).


Buts de cette journée

Par cette action, nous souhaitons informer d’une part d’autres militant-e-s sur la pertinence de ce concept et d’autre part le grand public.

L’idée de cette journée est venue d’une remarque que nous entendons régulièrement : « Vous, les antispécistes », comme si la critique du spécisme était réservée à un petit groupe bien défini.
Nous pensons donc que parler du spécisme permettrait notamment de clarifier les préjugés qui existent sur les antispécistes, préjugés qui polluent le débat et empêchent la bonne utilisation d’un outil intéressant pour les militant-e-s.

 


Et concrètement ?
Les actions en direction du grand public pourraient prendre autant de formes qu’il y aurait d’initiatives : exposition de photos, tables de presse avec des mises en scène, débats, projections, etc.
Quelques-unes sont d’ores et déjà prévue et nous espérons que la journée sera relayée dans un maximum de villes.

 
Le spécisme comme outil pour les militant-e-s

Chaque action, qu’elle touche plus particulièrement le végétarisme, la vivisection ou le salon de l’agriculture (en vrac et sans aucune exhaustivité) a son intérêt en permettant de multiplier les angles d’approches et en occupant la scène publique.
En tant que militant-e-s, il est important d’agir à plusieurs niveaux, afin de mieux toucher les personnes auxquelles nous nous adressons. Et militer pour les animaux (1)
implique en général de se concentrer sur un de ces trois points :

- les pratiques (viande, corrida, vivisection, chasse, etc.),
- les lois et le droit,
- les idées.

En attirant l’attention sur le spécisme, cette journée serait l’occasion de mettre en avant l’aspect idéologique des droits des animaux : les discriminations dont souffrent les animaux ne sont pas une question de choix personnel, mais de justice et d’éthique.

En quoi critiquer le spécisme est-il intéressant ? Parce qu’il permet de remettre en cause l’idéologie sur laquelle reposent aussi bien les lois qui méprisent les droits des animaux que les pratiques qu’elles justifient.

Voici quelques exemples tirés de notre expérience militante :

Dans la critique de certaines pratiques : s’il n’est pas légitime d’utiliser des humains dans la vivisection, pourquoi utiliser des animaux d’autres espèces, alors même que cela est moins efficace ? N’est-ce pas uniquement par spécisme ?
Droits des animaux : pourquoi refuser des droits aux animaux ? Parce que ce sont que des animaux ? C’est du spécisme.
Lors de discussions avec des militant-e-s d’autres causes : le spécisme repose sur les mêmes bases idéologiques que les autres discriminations (racisme, sexisme, homophobie, etc.), avec comme point central l’utilisation de la « nature » comme justification de l’infériorisation de certains individus.

 
Qu’est-ce que le spécisme ?
Nous maltraitons et tuons des animaux par millions chaque jour. Pour justifier cela, nous nous sommes persuadé-e-s que leur vie et leurs souffrances ne valent pas grand-chose : « ce ne sont que des animaux ! ».
Leur mise à mort serait un mal nécessaire ; il serait même « naturel » de tuer pour manger. Mais rappelons-nous que l’argument « nature » justifiait également l’esclavage ou le fait que les femmes n’aient pas le droit de voter. Il ne s’agit pas de « nature », mais d’habitudes !
Le « spécisme », c'est comme le racisme, mais envers les animaux.

 
Pour télécharger le tract qui a été diffusé l’année dernière dans plusieurs villes  : http://animauzine.net/IMG/pdf/JourneeSpecisme.pdf .

Compte-rendu de l’année dernière : http://animauzine.net/Journee-contre-le-specisme-2007.html?var_recherche=journ%E9e%20contre%20le%20sp%E9cisme .

 
[1]
Par « animaux » il faut bien sûr entendre « animaux non humains ». Nous ne le précisons pas dans le texte pour des raisons pratiques de lisibilité.

 

Contacts :

ACTA : http://acta-gironde.fr/ - acta-gironde (a) free.fr
CLEDA : http://cleda.over-blog.com - cleda (a) no-log.org
Pour les adresses mails, mettez @ à la place des (  ) et retirez les espaces, lutte antispam !)




Actions :

 
Actions proposées les samedi 7 et dimanche 8 juin :

 
24 - Périgueux : samedi 7 juin, table d'info  (place Daumesnil, à côté du bar Le Minos, près de la cathédrale Saint-Front) de 10h30 à 12h00 et pique-nique végétarien au parc Gamenson, à 12h30 (chacun-e ramène un plat végétarien ou végétalien à partager).
Organisé par ACTA : http://acta-gironde.fr et  le collectif libertaire Marius Jacob : http://www.collectif-libertaire.net/

25 - Besançon : samedi 7 juin, stand d’information à partir de 15 h sur la place du 8 septembre.
Organisé par le collectif antispéciste de Besançon et LEST : http://lestjuniorassociationmilitante.blogspot.com

34 - Montpellier : samedi 7 juin, stand d'information de 10 h à 15 h, place de la Comédie.
Organisé par le CLAM : http://clam34.org

 

63 - Clermont Ferrand : samedi 7 juin, distribution de tracts.
Contact : juliecrespin (a) yahoo.com

69 - Lyon : dimanche 8 juin 2008, stand d’information à partir de 14h et jusqu'à 18h, place de la Baleine, 69005 Lyon(sous réserve de l'autorisation de la mairie).
Organisé par des militantes de L214 http://www.l214.com , avec le soutien de Dignité animale http://www.dignite-animale.com
Contact : cofram (a) gmail.com et 06 17 65 14 75 (Coralie)

75 - Paris : dimanche 8 juin, stand d’information à partir de 10 h 30, marché Raspail (à la sortie du métro Rennes - ligne 12)
Organisé par CLEDA : http://cleda.over-blog.com

75 - Paris : dimanche 8 juin, stand d’information à partir de 15 h, devant le Virgin des Champs-Elysée (8ème arrondissement).
Organisé par Droits des animaux : http://droitsdesanimaux.net/

94 - Villejuif : samedi 7 juin, stand d’information de 9 h à 12 h au marché de Villejuif (rue Eugène Varlin - métro Villejuif Paul Vaillant Couturier - ligne 7).
Organisé par CLEDA : http://cleda.over-blog.com

Lausanne (Suisse) : samedi 7 juin, stand d'information + distribution de tracts de 9 h à 18 h au centre-ville.
Organisé par LausAnimaliste : http://www.lausanimaliste.org

 


Si votre action ne figure ci-dessus, n’hésitez pas à communiquer vos infos par mail à cleda (a) no-log.org pour qu’on puisse les ajouter sur cette page

 



 



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Jeudi 8 mai 2008

Le collectif sort le premier numéro de « CLEDA infos », une lettre d’information papier qui traite de l’actualité du collectif, de l’antispécisme, de la mise en pratique, des textes, etc.

Au sommaire du 1er numéro :

- Présentation et agenda de CLEDA,
- Antispécisme,
- Veggie Pride 2008,
- Journée contre le spécisme 2008,
 
- Recettes végétaliennes.

2 pages A4, à plier en 4 pour faire un format poche et à glisser dans la poche de votre pantalon ou votre sac !

CLEDA infos # 1 est à télécharger, imprimer, photocopier et à diffuser sans modération !

Disponible ici : http://cleda.over-blog.com/article-19395546.html

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Lundi 5 mai 2008

 


Chaque année, dans le monde, des centaines de milliards d'animaux sont tués pour leur chair. Pourtant, des millions de personnes refusent de faire enfermer, maltraiter et tuer des animaux pour se nourrir : pour exprimer ce choix, des végétariens et végétaliens marcheront pour les animaux pour dire "non !" à la consommation de viande.

 Par cette manifestation, nous voulons :

- Affirmer notre fierté de refuser de faire tuer des animaux pour notre consommation,
- Défendre les droits des animaux,
- Affirmer notre existence.

Sont invitées à se joindre à la Veggie Pride, créée en 2001, toutes les personnes qui sont végétariennes ou végétaliennes par refus du massacre des êtres sensibles.

Rendez-vous à 14 h sur la place Joachim du Bellay (Fontaine des Innocents - Forum des Halles), Paris

La manifestation démarrera à 14 h par un défilé. Elle se poursuivra sur la même place à partir de 16 h 30, durant toute l'après-midi, avec la présence de stands (dont celui de CLEDA) de nombreuses associations venues de toute la France, projection de films montrant la réalité des élevages et des abattoirs, etc.
Le rassemblement se prolongera par une soirée conviviale avec buffet et concerts.

La Veggie Pride se déroulera également à Rome le même jour.

http://www.veggiepride.org  (Paris)
http://www.veggiepride.it/ (Rome)

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Lundi 10 mars 2008

avis2.jpg « Avis benefit compilation » est le titre d’une compilation CD-R en soutien à l’A.V.I.S. (Association Végétarienne d’InformationS, située à Toulouse, http://avis.free.fr sortie à la base en format cassette par Langt ner http://langtner.narod.ru .

20 groupes y sont présents : Nelson Monfort Orchestra, Shitnoise, Radio Bikini, Fist Fuck, Rotten Tofu,  Rabies, Midas, The Lost Card, Beton, Co-arse, Gride, Dissect, Krap Nek, Tekken, CTB, Bandemort, Mareridt, Warsore, Satan’s Reject, Visions of War pour 34 morceaux de punk, crust, grind, émo + un livret contenant paroles, contacts des groupes, etc.

La compilation est disponible pour 4 euros port compris (dont 1,5 euro  sera reversé à l’A.V.I.S.).

Plus d'information : http://niaktivu.blogspot.com
Contact : ni-aktivu (a) riseup.net  (remplacer le « (a) » par un « @ », lutte antispam !)          

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